O slideshow foi denunciado.
Seu SlideShare está sendo baixado. ×

Yearbook Leonard 2021 (FR)

Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
La
décennie
décisive
yearbook
2021
Le laboratoire du futur
des villes et des territoires
#weareleonard
http://leonard.vinc...
Leonard en un coup d’œil !
TRANSITION ENVIRONNEMENTALE
RÉVOLUTION NUMÉRIQUE
ÉVOLUTION DES MODES DE VIE
ET DES USAGES
VEILL...
Sommaire
Time to act
Entrez dans
la décennie
décisive
Ils accélèrent
la transition
La révolution
Contech
29
Le as a servic...
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Anúncio
Próximos SlideShares
Yearbook Leonard 2021-2022 (FR)
Yearbook Leonard 2021-2022 (FR)
Carregando em…3
×

Confira estes a seguir

1 de 50 Anúncio

Yearbook Leonard 2021 (FR)

Baixar para ler offline

Découvrez en ligne le year book Leonard 2021 : La décennie décisive. Interviews avec nos responsables de programmes, tendances du futur des villes et des territoires, focus sur les porteurs de projets innovants : vous y trouverez de nombreuses idées et solutions des acteurs du réseau Leonard pour mettre en œuvre et réussir la transition environnementale. À ne manquer : la cartographie inédite des meilleures start-up de la contech.

Découvrez en ligne le year book Leonard 2021 : La décennie décisive. Interviews avec nos responsables de programmes, tendances du futur des villes et des territoires, focus sur les porteurs de projets innovants : vous y trouverez de nombreuses idées et solutions des acteurs du réseau Leonard pour mettre en œuvre et réussir la transition environnementale. À ne manquer : la cartographie inédite des meilleures start-up de la contech.

Anúncio
Anúncio

Mais Conteúdo rRelacionado

Diapositivos para si (20)

Semelhante a Yearbook Leonard 2021 (FR) (20)

Anúncio

Mais de Leonard (20)

Mais recentes (20)

Anúncio

Yearbook Leonard 2021 (FR)

  1. 1. La décennie décisive yearbook 2021 Le laboratoire du futur des villes et des territoires #weareleonard http://leonard.vinci.com
  2. 2. Leonard en un coup d’œil ! TRANSITION ENVIRONNEMENTALE RÉVOLUTION NUMÉRIQUE ÉVOLUTION DES MODES DE VIE ET DES USAGES VEILLE MISE EN DÉBAT ÉVÈNEMENTS PROSPECTIVE ATELIERS D’INNOVATION COMMUNAUTÉS LEONARD L E O N A R D P A R I S / L E O N A R D D A C H explorer les futurs des villes, des territoires, des infrastructures, de leurs métiers et de leurs marchés expérimenter et accompagner les porteurs de solutions, entrepreneurs et innovateurs INTRAPRENEURS VINCI DÉPLOIEMENT TECHNOLOGIES IA INCUBATEUR JEUNES POUSSES PROJETS ISSUS DE LA PROSPECTIVE COLLABORATION START-UP / GRAND GROUPE 250 1 1 300 participants issus de 55 pays au Leonard Day accueillis dans le cadre des rencontres et débats publics organisés par Leonard 120 experts mobilisés au sein du groupe VINCI PLUS DE 42 PROJETS accélérés et accompagnés heures de formation en IA, à l’entrepreneuriat et à l’innovation dans nos programmes Premier incubateur #CONTECH EUROPÉEN n°  1 2021 en chiffres chez Leonard 200 intervenants ÉTUDE EMERGING TRENDS Hyperloop
  3. 3. Sommaire Time to act Entrez dans la décennie décisive Ils accélèrent la transition La révolution Contech 29 Le as a service, allié de la transition énergétique — par Isabelle Lambert 31 Ces start-up qui innovent pour le financement de la décarbonation 36 Quand l’IA expérimente tous azimuts — par Quentin Panissod 39 Tech et prospective mobilisées pour la sécurité 42 La cartographie des start-up qui montent 45 Tous à bord de la révolution Contech ! — par Guillaume Bazouin 48 Drones et IA suivent les chantiers au centimètre près 51 Leonard en un coup d’œil ! 10 Building Beyond : idées neuves et pistes d’action 19 Quelles étapes pour la décarbonation de la mobilité routière ? — par Pierre Delaigue 23 Aux avant-postes de la résilience 24 10 mots dans le débat 1 3 4 2 4 La transition dans notre agenda 7 Une décennie de responsabilités — par Julien Villalongue
  4. 4. 1 Time to act
  5. 5. Il reste huit années avant la fin de la « décennie décisive », ce laps de temps modélisé par les spécialistes pour parvenir à limiter le dérèglement clima- tique. En 2021, le 6e rapport du GIEC et les conclusions de la COP26 ont confirmé l’urgence de réduire sans délai les émis- sions globales de gaz à effet de serre et d’adapter villes et infrastructures aux transfor- mations du climat. Le secteur de la construction et de l’amé- nagement doit jouer un rôle décisif dans cette transition.
  6. 6. 2021 14 avril 8 s eptembr e 21 juin 27 mai 2 0 - 2 5 septe m b r e 2 0 janvie r Lancement des promos 2021 Inauguration du cycle d’événements : La filière hydrogène, acteur clé de la transition énergétique Publication du rapport Sifted x Leonard sur la construction tech en Europe Demo Day Leonard Day Festival Building Beyond, 4e édition 4 4 La transition dans notre agenda
  7. 7. 2 0 22 juin n ovembre 1 er janvier 3 1octobre 1 2 janvier s e ptemb r e 1 5 et 16 jui n 1 1 n ovemb r e 2 2 octob r e Lancement à Leonard de la plateforme « Les entreprises s’engagent ! » par Élisabeth Borne, ministre du Travail Début de la COP26 à Glasgow Festival Building Beyond, 5e  édition COP27 en Égypte Leonard Day, 2e  édition BuiltWorlds Summit à Paris Entrée en vigueur de la RE2020 Lancement des promos 2022 5 Finale de la Construction Startup Competition
  8. 8. 6 6
  9. 9. Une décennie de responsabilités L es rapports, conférences, ­ tribunes s’amoncellent. Les preuves scien- tifiques de la dégradation de notre environnement – que nous parlions de biodiversité ou de climat – et de la responsabilité des activités humaines dans cette évolution s’accumulent. Les activités humaines ont en effet modifié et modifient notre environnement planétaire à grande échelle, à une amplitude et un rythme inédits. Le changement climatique et les dérèglements environnementaux ne sont plus une hypothèse et leurs impacts s’observent et se mesurent avec une acuité toujours plus aiguë. Cette année 2021 a encore fourni son lot d’illustrations des dynamiques à l’œuvre  : la première partie du 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolu- tion du climat (GIEC) confirme l’ensemble des modélisations scientifiques et nous éclaire sur cette ère de conséquences dans laquelle nous sommes entrés, alors que la COP26 à Glasgow, même si elle a pu décevoir dans ses conclusions, a permis de mettre en débat ces constats. Qu’en retenir  ? La nécessité d’une trans- formation profonde de nos modes de vie. Quand on s’intéresse aux évolutions des villes et des infrastructures, des bâtis, de l’énergie, de la mobilité, on est rapidement convaincu de la responsabilité particulière qui est devant nous  : 72  % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) de l’humanité proviennent de l’énergie  ; le pétrole assure 95  % des besoins du trans- port de marchandises dans le monde et les transports représentent un quart des émis- sions mondiales de CO2  ; la consommation énergétique des bâtiments représente 18 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (dont 8 % pour le seul béton) et 10 % de la consommation d’eau potable. Et nous avons bien compris cette responsa- bilité qui nous incombe. L’édition 2021 du Festival Building Beyond, qui avait pour thème la décennie décisive, a permis de mettre en lumière ces enjeux et d’en débattre. La pre- mière édition du Prix de l’environnement de VINCI quant à elle a mobilisé l’ensemble des salariés du groupe autour de solutions environnementales innovantes, qu’il reste désormais à promouvoir à grande échelle auprès des acteurs publics et privés. Pour réussir cette décennie décisive, conti- nuons à nous mobiliser et concrétisons notre responsabilité collective en actions. Elle réclame en effet de trouver les solu- tions pour accélérer la transition. Celles-ci ne seront pas univoques  : l’innovation et les technologies y joueront leurs rôles, tout autant que les leviers de sobriété, en énergie et en ressources notamment. Chacun doit prendre sa part. Chez Leonard, nous continuerons à orienter la prospective, l’innovation et l’entrepreneuriat vers les solutions de transition, à plaider pour une demande qui leur soit favorable, ainsi qu’à accompagner les logiques partenariales au sein de nos secteurs et entre les start-up et les grands groupes. Si la décennie est décisive, nous en sommes responsables, nous en serons comptables. Le mot de Julien Villalongue 7
  10. 10. 2 Entrez dans la décennie décisive
  11. 11. La« décenniedécisive », c’estcelledelatransition environnementale des villes et des territoires. Pour bien s’y engager : idées neuves, débats et pistes d’action issus de la 4e édition du festi- val « Building Beyond », trois étapes pour une mobilité décarbonée et des projets Leonard au service de la résilience des territoires.
  12. 12. 10 Building Beyond RÉINVENTER NOTRE RELATION AU VIVANT L  e vivant, y compris sauvage, est de retour dans les villes, notamment parce que celles-ci conquièrent toujours plus d’espaces natu- rels. Non sans risques  : ceux de dégrader la biodiversité et les services vitaux qu’elle fournit aux humains. Mais non sans opportunités également pour réinventer notre relation avec le vivant. On a pris la mesure du coût de sa dégra- dation, on apprend désormais à le restaurer, il inspire les ingénieurs. Pour Joëlle Zask, professeure de philosophie à Aix-Marseille Université, auteure de Zoocities – Des  animaux sauvages dans la ville (Premier Parallèle, 2020), la démocratie et le soin accordé au vivant vont de pair, et les villes peuvent être le lieu où s’aménage la bonne distance aux autres, le bon voisinage, chacun jouissant de sa niche écologique. Cela suppose de pouvoir compenser les atteintes aux écosystèmes naturels occasionnées par les projets d’aménagement et de construction, et de prendre la mesure de la valeur des services rendus par la nature. Isabelle Spiegel, directrice de l’environnement de VINCI, rappelle que la règle « Éviter, Réduire, Compenser » s’applique pour tous les projets entrepris par le constructeur. Les tech- niciens et écologues travaillant chez Equo Vivo, la marque spécialisée dans la renaturation de VINCI Construction, y contribuent, quand par exemple, ils rétablissent les méandres naturels d’une rivière. L’agence WALD de l’architecte paysagiste Clément Willemin invente pour sa part de nou- velles manières d’inviter la nature en ville, comme en témoignent ses projets de filtres pluviaux végé- taux sur les façades des bâtiments. Des travaux auxquels fait écho le riche parcours de Jacqueline Osty, Grand Prix de l’urbanisme en 2020, créatrice de « zones artificiellement naturelles ». Merci à ... Joëlle Zask, professeure de philosophie, Aix-Marseille Université * Isabelle Spiegel, directrice de l’environnement, VINCI * Harold Levrel, professeur, AgroParisTech * Lionel d’Allard, directeur, EquoVivo * Anaël Mayeur, doctorant, AgroParisTech * Clément Willemin, architecte paysagiste, agence WALD * Clémence Béchu, associée et directrice du développement, agence d’architecture Béchu et associés * Kalina Raskin, directrice générale, CEEBIOS * Alain Renaudin, président et fondateur, NewCorp Conseil * Jim Rhoné, président et cofondateur, Soliquid * Jacqueline Osty, urbaniste, Osty et associés * Aldo Bearzatto, cofondateur, festival Close Up 10 Entrez dans la décennie décisive
  13. 13. L a transition environnementale s’inscrit dans un contexte inédit de vieillisse- ment des populations comme des infrastructures. En 2030, les plus de 65 ans constitueront le premier groupe d’âge dans de nombreux pays. Le patrimoine urbain pose des enjeux de maintenance, de renouvelle- ment et d’adaptation tant aux nouveaux usages qu’aux aléas climatiques. Comment concevoir alors les infrastructures de demain  ? L’historien Alain Schnapp, professeur émérite à l’université Paris  1 et auteur d’une monumentale Histoire universelle des ruines, invite à méditer sur les traces des villes disparues pour inspirer l’avenir. Les technologies les plus récentes – simulations, Internet des objets (en anglais Internet of Things, IoT), intelligence artificielle (IA) – sont mobilisées, explique Vincent Louvot, directeur de départe- ment adjoint immobilier d’entreprise chez VINCI Immobilier, pour éviter l’obsolescence climatique des infrastructures urbaines. Dans le même temps, robots et exosquelettes s’invitent sur les chantiers, et offrent une réponse à la pénurie de main-d’œuvre que pourrait occasionner le vieillissement démographique. L’enjeu : bâtir des villes capables de durer, adaptées aux besoins de populations vieillissantes. Comme le souligne Luc Broussy, président de France Silver Eco, «  la ville dite “du quart d’heure”, c’est, de fait, celle des seniors : c’est bien souvent leur périmètre de vie au quotidien ». Merci à ... Alain Schnapp, professeur émérite, université Paris 1 * Vincent Louvot, directeur de département adjoint Immobilier d’entreprise, VINCI Immobilier * Amelia Rung, directrice du développement, VINCI Autoroutes * David Zambon, directeur Infrastructures de transport et matériaux, CEREMA * Pierre Barcelo, chef d’entreprise, Robots for Site * Romaric Gomart, fondateur et CEO, PaintUp * Audrey Massy, responsable marketing, Q-BOT * Philippe Portier, chef de projet Département méthodes, Hilti * Luc Broussy, président, France Silver Eco * Meriem Chabani, architecte urbaniste associée, New South * Julien Damon, professeur associé, Sciences Po * Eric Lapierre, cofondateur et P-DG, Ovelia * Pierre Bordage, auteur de science- fiction * Stéphanie Leheis, urbaniste et chercheuse indépendante PRÉPARER LE TEMPS LONG DES VILLES ET DES TERRITOIRES 11 Building Beyond
  14. 14. 12 Building Beyond CONSTRUIRE À PARTIR DE NOS VULNÉRABILITÉS A  léas climatiques, burn out, cyberattaques… les risques évoluent, et la prospectiviste Cécile Wendling, directrice de la stratégie de sécurité et de l’anticipa- tion des menaces d’AXA, ajuste ses outils d’analyse en conséquence. Le monde était volatil, incertain, complexe et ambigu (VUCA, pour l’acronyme anglophone). Il  devient fragile (un nouveau variant viral, une cybe- rattaque), anxieux (la santé mentale est un sujet majeur), non linéaire (l’informatique quantique arrive dans le monde industriel) et incompréhensible (même quand des dirigeants expliquent et argumentent, le «  pourquoi  » n’est plus compris). Le cumul des vulnérabilités est un défi pour un nombre croissant de territoires. Marseille en offre un exemple saisissant, entre trait de côte en recul et risques industriels. Pour y faire face, élus, aménageurs et constructeurs doivent éviter les «  sept péchés territoriaux  » – allant de l’ignorance au cloisonnement, en passant par le techno-­ solutionnisme – identifiés par le think tank The Shift Project dans ses travaux dédiés à la résilience territoriale. Pour les entreprises, faire face aux nouveaux risques passe par une attention réaffirmée à la sécu- rité. Si le numérique, qui permet d’éloigner les opérateurs des risques métiers, offre de nom- breuses solutions, il figure aussi dans la boîte à outils des villes face aux risques, à condition de ne pas faire des smart cities des géants aux pieds d’argile. Merci à ... Cécile Wendling, directrice de la stratégie de sécurité et de l’anticipation des menaces, AXA * Mathilde Chaboche, adjointe au maire de Marseille * Vincent Cottet, urbaniste paysagiste, Richez_Associés * Corentin Riet, chargé de projet, The Shift Project * René Amalberti, directeur, Fondation pour une culture de sécurité industrielle (FONCSI) * Pierre-Yves Bigot, directeur de projet, VINCI * Laure Girodet, directrice santé sécurité, SUEZ * Louis Bandiera et Yves Travers, Nos quartiers ont du talent * Patrick Choux, directeur général, Groupe ID’EES * Thierry Covelo, directeur du développement RH, de l’inclusion et de la diversité, VINCI * Juliette Gatignon, directrice générale, Unis-Cité * Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises * Dominique Hiesse, président, Fédération nationale des écoles de production * Francis Lévy, secrétaire général, Fédération française des Geiq * Athina Marmorat, fondatrice et directrice générale, Rêv’Elles * Olivier Vigneron, directeur général, Réseau étincelle * Pierre Coppey, directeur général adjoint, VINCI * Pierrick Buret, chef d’escadron, Centre national d’assistance cyber de la gendarmerie nationale * Jean-Baptiste Colas, commandant, Agence de l’innovation de défense * Yves Pellemans, CTO, Axians 12 Entrez dans la décennie décisive
  15. 15. Building Beyond 13 REDÉFINIR LE PROGRÈS L  a décennie en cours appelle à renouveler l’idée même de progrès, en actant ce que la science nous a appris  : la nature nous impose des limites, dans le cadre desquelles doit s’écrire le débat sur l’innovation technologique. Comment fixer aux économies et aux technologies un cap acceptable par tous et compatible avec la préservation de l’environnement  ? Si l’on suit les modélisations du think tank The Shift Project, décarboner la société impliquera très probable- ment de dégrader les niveaux de productivité obtenus grâce au pétrole. Les entreprises joueront un rôle très important dans la transition à mettre en place, à condition d’imaginer de nouveaux indicateurs de performance, d’inventer de nou- veaux modèles d’affaires, au service de la société. Dans le secteur de la mobilité, par exemple, cela passe selon Rémy Knafou, professeur émérite à l’université Paris 1, par des déplacements choisis, conscients, plus lents, moins extensifs – tels sont les nouveaux horizons du voyage. Les innovations technologiques joueront un rôle indéniable dans la transition environnementale, à condition que s’instaure un débat constructif quand l’opinion ne leur est pas favorable. Cela implique d’en définir le périmètre, ainsi que les marges de manœuvre des parties prenantes, et d’assurer la sincérité des informations versées au débat, en les circonscri- vant au champ de la connaissance. Merci à ... Étienne Klein, physicien et philosophe des sciences, CEA * Élise Bon, directrice de l’environnement, VINCI Autoroutes * Rémy Knafou, professeur émérite, université Paris 1 * Agnès Plagneux-Bertrand, adjointe au maire de Toulouse * Arthur Auboeuf, cofondateur, Time for the Planet * Matthieu Auzanneau, directeur exécutif, The Shift Project * Pascale Ford Maurice, Head of sustainable banking for corporate in Europe, Crédit Agricole Corporate & Investment Bank * Claude Arnaud, président, Efficacity * Sarah Grau, codirectrice, Décider ensemble * Thierry Ménissier, professeur des universités, université Grenoble Alpes * Luc Picot, secrétaire général du débat public « Éoliennes en mer en Nouvelle-Aquitaine » * Michaël Hirsch, humoriste
  16. 16. 14 14 Building Beyond Entrez dans la décennie décisive Préservation des sols naturels, réduction de l’usage des ressources naturelles, limitation des émissions de CO2, accès à l’habitat abor- dable… l’aménagement se réinvente pour répondre à une conjonction inédite d’exi- gences. Du temps long du planificateur au quotidien de l’habitant, du territoire à l’opé- ration, gouvernance et compétences sont appelées à évoluer. De  nouveaux outils car- tographiques d’aide à la décision permettent de mieux appréhender les caractéristiques socio-économiques des territoires, tandis que certaines instances de concertation réus- sissent à dépasser les frontières territoriales. La modélisation numérique offre la possibilité d’identifier les risques et de tester la perti- nence de différentes options d’aménagement, dans un contexte où, à l’échelle territoriale, les maîtres mots sont désormais la densification et le recyclage, en particulier dans les villes, premières consommatrices d’énergie, de matières premières et de sols. Le périurbain, habité par un tiers des Français, suscite un intérêt croissant, car s’y concentrent les défis de la décarbonation des mobilités, de la densi- fication de l’habitat et de la maîtrise de l’artifi- cialisation des sols. Merci à ... Édouard Dequeker, professeur, Chaire d’économie urbaine de l’ESSEC * Létizia Delorme, directrice, Syndicat mixte du SCoT du Pays basque & du Seignanx * Karine Hurel, déléguée générale adjointe, Fédération natio- nale des agences d’urbanisme ; Virginie Leroy, directrice- générale adjointe Aménagement et grands projets urbains, directrice de département bureaux, VINCI Immobilier * Justine Bichon, chargée de mission Transition écologique, Agence Parisienne du Climat * Erwann Personne, maître de conférences, AgroParisTech * Bruno Peuportier, directeur de recherche, Mines Paris PSL * Karim Selouane, directeur et fondateur, Resallience * Aristide Athanassiadis, chercheur senior, École polytechnique de Lausanne * Justine Emringer, Plaine Commune * Sylvain Grisot, dixit.net * Sophia Ouabi Aïssi, VINCI Construction France * Maxence De Block, chargé de projet, Vraiment Vraiment * Lucile Mettetal, chargée d’études et de projets, Institut Paris Région * Charlotte Girerd, directrice Transition, RSE et innovation, SNCF Immobilier * Jean-Philip Lucas, associé, Ancoats * Garance Paillasson, architecte * Aurore Rapin, coordina- trice générale, Yes We Camp * Aldo Bearzatto, cofondateur, festival Close Up EXPLORER DE NOUVELLES MANIÈRES D’AMÉNAGER LES TERRITOIRES
  17. 17. 15 312 30 % 1 à 2  % 50 Mds € 2030 Nombre de jours en moyenne en France pour détecter et confirmer une fuite de données des espèces figurant sur la liste rouge de l’ Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) sont menacées de disparition selon l’institution seulement des ressources employées sur les chantiers de construction en France proviennent du réemploi C’est le montant des investissements qu’il faudrait engager par an en 2022 et en 2023 pour respecter la Stratégie nationale bas-carbone, d’après l’Institut d’économie pour le climat (I4CE) En France, dans le secteur de la construction, un tiers des compagnons devrait partir à la retraite d’ici à E N C H I F F R E S
  18. 18. Joëlle Zask Professeur de philosophie à Aix-Marseille Université Étienne Klein Physicien, philosophe des sciences, CEA « L’arrivée des animaux sauvages en ville réinitialise notre vision de la ville. Je crois utile de mobiliser l’idée de voisinage pour transformer la ville en cité et nous mettre sur la voie d’une conscience écologique élargie. Le voisinage,c’est la recherche de la bonne distance, qui n’éradique pas la nature ni ne cherche à cohabiter avec elle. » « Croire au progrès, c’est commencer par voir les défauts du monde. Et si le fait que nous ne cessions de parler de “crise” était le signe qu’en réalité,nous croyons encore au progrès ? » Entrez dans la décennie décisive Building Beyond Intelligence collective La transformation des villes et des infrastructures doit mobiliser l’expertise au-delà du cercle des spécialistes de la construction. Les regards de prospectivistes, historiens, philosophes, paysagistes et élus locaux inspirent le festival Building Beyond et les rencontres organisées toute l’année par Leonard. Verbatim. 16
  19. 19. 17 Jacqueline Osty Paysagiste, Grand Prix de l’urbanisme 2020 Cécile Wendling Directrice de la stratégie de sécurité et de l’anticipation des menaces, AXA Mathilde Chaboche Adjointe au maire de Marseille « Les grandes métropoles doivent offrir ce qui fait qu’on consent à vivre dans une ville,et cela implique de réussir à détricoter cet imaginaire qui regarde encore le périurbain dépendant de la voiture comme un idéal vertueux écologiquement. »  « Pour répondre à l’incertitude,il faut cultiver sa créativité. Pour cela,il faut réserver du temps à l’ennui,pour laisser l’esprit vagabonder,pour lire des romans,fréquenter des expositions – bref, il faut donner de la place à l’imagination. » Verbatim de Building Beyond « Le paysagiste a longtemps été vu comme quelqu’un qui fait des jardins,à la suite des plans conçus par les architectes. Désormais, ce travail se fait en interaction bien plus intégrée,en raisonnant sur les creux entre les bâtiments,et pas seulement à partir du plein,du bâti. La prégnance de la préoccupation environnementale nous pousse à regarder les sols autrement, comme des milieux vivants. »
  20. 20. 18 18 Entrez dans la décennie décisive
  21. 21. 19 Interview Quellesétapespour la décarbonation de la mobilitéroutière ? Quelles sont les principales étapes de la décarbonation de la route en Europe ? Commençons par l’horizon 2050 : la date la plus lointaine, celle d’une mobilité neutre en carbone, l’objectif ultime. Bien sûr, il faut des étapes intermédiaires pour y arriver, parce que la marche est assez haute. En 2030, l’Europe va obliger beaucoup de secteurs de l’industrie, dont les transports, à réduire leurs émissions de CO2 de 55 % par rapport au niveau actuel. En juillet dernier, un projet de règlement européen a précisé la marche à suivre pour y parvenir, et introduit de nou- velles contraintes : par exemple, en 2030 la nécessité pour les constructeurs de véhi- cules légers de vendre des véhicules qui émettent en moyenne 55 % de moins de CO2 que les véhicules vendus en 2021. Puis en 2035, l’interdiction pure et simple de la vente de véhicules thermiques neufs. C’est une mesure très forte, qui accélère le calendrier pour certains pays, dont la France, qui visait 2040 pour cet objectif. S’ajoutent à cela d’autres contraintes portant non pas sur les ventes de véhicules mais sur la circulation. En France, les zones à Les transports représentent 30 % des émissions de CO2 de l’Union européenne. La route y contribue à hauteur de 72 %. Or les efforts d’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules thermiques atteignent progressivement leurs limites. Un appel d’air pour les véhicules électriques et les infrastructures de recharge. Explications de PIERRE DELAIGUE, directeur des projets de mobilité autonome, connectée et électrique chez Leonard. « En 2030,l’Europe va obliger beaucoup de secteurs de l’industrie à réduire leurs émissions de CO2 de 55 % par rapport au niveau actuel. »
  22. 22. faibles émissions (ZFE), qui limitent l’accès des centres urbains aux véhicules les plus polluants, concernent aujourd’hui une douzaine d’agglomérations. En 2025, la loi climat et résilience adoptée en juillet 2021 étendra ces limitations à 34 agglomérations – en pratique, toutes les villes de plus de 150 000 habitants. On compte déjà 247 ZFE dans 13  pays d’Europe. L’environnement législatif et réglementaire va nous faire basculer à marche forcée vers une mobilité décarbonée. En Europe, on sait que la part des véhicules électriques a pratique- ment doublé entre 2020 et 2021, mais que ces derniers ne repré- sentent, aujourd’hui encore, que moins de 2  % du parc automobile européen. Quelle place alors pour les véhicules électriques dans la transition bas carbone ? Pour la catégorie des véhicules légers, la technologie qui va permettre de décarboner la mobilité est connue et ne fait plus débat : ce sont les véhicules électriques à batterie. Cela étant rappelé, il faut effectivement avoir en tête quelques chiffres. En France, par exemple, le parc automobile de véhi- cules légers se compose de 33 millions de véhicules. Grâce aux aides à l’achat, on atteint jusqu’à 10 % de véhicules électriques parmi les ventes de véhicules neufs. Mais si l’on regarde la part cumulée des véhicules électriques dans le parc roulant, on est juste en dessous de 400 000 véhicules... sur « L’environnement législatif et réglementaire va nous faire basculer à marche forcée vers une mobilité décarbonée. » Entrez dans la décennie décisive 20 20
  23. 23. 33 millions. Donc il y a un vrai enjeu sur le renouvellement du parc. Or le surcoût d’un véhicule électrique remplaçant un véhi- cule thermique reste de l’ordre de 10  000 à 15  000  euros. Les  aides contribuent à rattraper ce surcoût, et les mesures contrai- gnantes comme les ZFE devraient accélérer le mouvement. Si l’on s’intéresse au cas des poids lourds, la batterie électrique présente non seulement des limites en termes d’autonomie, mais aussi des limites opérationnelles à cause de l’immobilisation nécessaire au temps de charge ainsi que du volume et du poids de la batterie, qui dégradent la charge utile. Malgré ces limites, la batterie reste une solution envisagée par certains construc- teurs. D’autres font le choix de l’hydrogène. Celui-ci ne présente pas de contraintes aussi marquées pour la charge utile. Il n’existe pas non plus de problème d’im- mobilisation : faire le plein est très rapide. La vraie limite est celle de la disponibilité de l’hydrogène décarboné. La filière monte en puissance, c’est certain, et les investisse- ments sont importants – 9 milliards d’euros de soutien public en France. Mais l’hydro- gène est un vecteur de décarbonation de nombreux secteurs. L’industrie lourde en aura un usage majoritaire à court terme. La disponibilité en masse d’un hydrogène décarboné pour la mobilité avant 2030 reste donc à confirmer. Les infrastructures routières sont-elles prêtes pour la mobilité ­ décarbonée ? Le déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques sur les aires de service est une condition indispensable à l’essor de la mobilité électrique. C’est pourquoi VINCI Autoroutes déploie des bornes de recharge rapide (50 kW) et ultrarapide (150 kW) sur ses aires de service. À date, près des deux tiers des aires sont déjà équipées et l’ob- jectif est d’équiper l’ensemble des aires de service d’ici à 2023. C’est un plan de marche très ambitieux. Interview 21
  24. 24. 22 22 Entrez dans la décennie décisive Ces premiers déploiements sont indispen- sables pour déclencher l’acte d’achat en supprimant la crainte de la recharge longue distance, mais vont rapidement devenir insuffisants, car la croissance du véhicule électrique est beaucoup plus rapide que celle des infrastructures. Dans un rapport de juillet 2021, RTE et ENEDIS ont par exemple estimé que, dans une dizaine d’années, pour répondre aux pics de demande lors des grands départs, il fau- dra en moyenne entre 4 et 12 MW par aire de service. Cela représente entre 20 et 60 points de charge de 200 kW par aire en moyenne, les plus grandes aires allant jusqu’à 200 bornes et 40 MW. C’est l’équivalent de l’ali- mentation électrique de l’aéroport d’Orly  ! Les investissements sont donc colossaux et doivent être anticipés dès maintenant. Quel rôle peut jouer la recharge «  dynamique  », c’est-à-dire par in- duction, caténaire ou rail ? Elle mobilise des efforts de recherche et de développement importants et fait l’objet d’une feuille de route, en France, sous l’égide du ministère des Transports et de la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM), qui s’appuie sur les travaux d’une soixantaine d’experts – et aux- quels nous avons contribué. Dans le domaine autoroutier, pour des questions d’exploi- tation, de maintenance et d’intervention, les gestionnaires d’infrastructure comme VINCI Autoroutes privilégient l’induction. Les solutions utilisant des caténaires ou des rails sont en effet plus difficiles à entretenir. Les technologies à induction – des boucles émettrices enfouies sous la chaussée – sont transparentes pour l’exploitation et les inter- ventions. Les travaux français sur la recharge dynamique préconisent un déploiement massif des systèmes de routes électriques dès 2030. Un rapport publié cet été par la DGITM recommande d’équiper 5 000 km de routes en recharge dynamique d’ici à 2030, et 9  000 à l’horizon 2035. C’est l’équivalent de l’ensemble du réseau autoroutier natio- nal. Ce déploiement massif vise les poids lourds en priorité, et d’autres catégories de véhicules en opportunité sur une voie dédiée. Cela implique de réaliser d’importants chan- tiers en parallèle, mais il n’existe pas de freins majeurs, sur le plan technique. Quant à l’alimentation électrique, un des avantages de la recharge dynamique est de distribuer le besoin de puissance sur un linéaire plus étendu, limitant ainsi le dimensionnement de points de puissance localisés. Surtout, il faut bien prendre la mesure de l’avantage de ces systèmes d’autoroute électrique en matière de décarbonation. Cela pourrait réduire les émissions de CO2 du transport routier longue distance de 87  % par rapport au parc roulant diesel actuel. Il faut pour cela que tout le monde avance en même temps : constructeurs, opérateurs d’infrastructures, gestionnaires et puissance publique. « Le déploiement de bornes de recharge pour véhicules électriques sur les aires de service est une condition indispensable à l’essor de la mobilité électrique. »
  25. 25. Brèves COMMUNS Partir de nos rues pour bâtir la ville résiliente de demain Construire la ville résiliente non pas d’en haut, telle que la conçoit la planification urbaine, mais d’en bas, en partant de l’échelle de la rue et de ses usages : telle est l’ambition du projet « La Rue commune ». Leonard, Richez_Associés et Franck Boutté Consultants associent leurs expertises pour imaginer la rue de demain et créer un guide méthodologique à l’usage des collectivités. À retrouver sur : www.ruecommune.com E-LEARNING Résilience climatique : une formation pour passer du concept à l’action Face au changement climatique, les constructions et infrastructures doivent être plus résilientes dès la conception. De quelle manière ? Avec quel impact ? Parce que les responsables de travaux et concessions, et plus largement les collabo- rateurs de VINCI, sont de plus en plus en prise avec le concept de résilience et ses applications opérationnelles, ce e-learning (90 minutes en français et anglais) a été développé pour répondre à leurs interrogations et les doter d’outils utiles au quotidien. À retrouver en ligne sur la plateforme UP de VINCI Academy. ÉTUDE Transition écologique : il faut renforcer les compétences des territoires À quelles conditions villes et territoires peuvent-ils réussir à faire mieux face aux enjeux de la transition environnementale ? Leonard et la Chaire d’Économie urbaine de l’Essec se sont associés pour identifier les compétences des villes et des entreprises dans ce domaine. Le constat est clair : l’échelle et le rythme de la transition écologique sont loin d’être suffisants. Les freins se situent au cœur même de l’organisation territoriale française et dans la persistance de pratiques trop rigides – organisation en silos, inadaptation de la commande publique – en matière d’aménagement. Aux avant-postes de la résilience Approche par les « communs », formations dédiées, décloisonnement des compétences : aperçu des leviers de la résilience. 23
  26. 26. A C N H M B Pour la première fois,un rapport du Haut Conseil pour le Climat,publié en juin 2021,s’est penché sur les politiques d’adaptation au changement climatique. Un écho au programme de travail biennal de Glasgow-Sharm el- Sheikh sur l’objectif mondial en matière d’adaptation,issu de la COP26,qui prévoit un doublement du financement de l’adaptation d’ici à 2025 par rapport aux niveaux de 2019. Les mondes virtuels persistants peuplés d’avatars sont-ils l’avenir des usages numériques ? Accéléreront- ils le recours au télétravail ? Modifieront-ils notre rapport à l’espace et aux mobilités ? Une chose est sûre : l’intérêt pour le métavers a grimpé en flèche après la décision de Facebook d’en faire le terrain de son développement – et de se renommer « Meta ». En France,les premiers décrets d’application de la loi antigaspillage pour une économie circulaire instaurent la responsabilité élargie des producteurs (REP) de matériaux de construction. Des fonds vont devoir être mobilisés en faveur du réemploi,et la commande publique devra être fléchée dans ce sens. L’économie circulaire est l’un des piliers du Greendeal européen. Aux États-Unis et en France, les parcs nucléaires atteignent un âge qui exige d’importantes campagnes de maintenance. Le nucléaire,faiblement émetteur de CO2,garde cependant une place importante dans les scénarios prospectifs nationaux,dont celui du gestionnaire français du réseau électrique,RTE. Les réacteurs de petite taille (small modular reactors) ouvrent de nouvelles approches industrielles. En 2020,la filière hydrogène a bénéficié d’importants plans d’investissement,notamment pour le développement des infrastructures nécessaires à l’industrialisation de la filière. La Commission européenne entend instaurer une gouvernance dédiée aux réseaux de transport d’hydrogène (European Network of Network Operators for Hydrogen). Le Congrès mondial de la nature s’est tenu en septembre 2021 à Marseille,sous le signe de l’interconnexion des crises de la biodiversité et du climat. Pour la première fois,il a inclus les peuples autochtones en tant que membres votants à part entière. Les négociations de la COP15 sur la biodiversité devraient se tenir d’ici à l’été 2022 en Chine. Adaptation Métavers Circulaire Nucléaire Hydrogène Biodiversité Entrez dans la décennie décisive 24
  27. 27. 10 mots dans le débat P R T Z Les métiers de la transition écologique trouveront-ils à temps les talents dont l’économie bas-carbone a besoin ? Dans un rapport consacré à l’emploi,le think tank The Shift Project estime qu’à l’horizon 2050, la décarbonation de l’économie devrait créer 300 000 emplois,avec un besoin de 100 000 emplois dans la rénovation des bâtiments et de 415 000 emplois dans l’agriculture,quand le secteur automobile perdrait 373 000 emplois et celui de la construction neuve 90 000. Tensions sur les approvisionnements nécessaires à la reprise économique entre deux vagues pandémiques,souveraineté industrielle,enjeux pour l’emploi et l’empreinte carbone nationale : la place de l’industrie dans les territoires revient au coeur du débat public, dans un contexte favorable : le volet industriel du plan de relance est doté de 35 milliards d’euros pour 2020-2022. Les oppositions entre États membres de l’UE sont vives au moment de désigner quelles technologies ont un impact favorable sur l’environnement et pourront bénéficier plus facilement d’investissements à l’avenir. Fin janvier 2022,un ensemble de pays s’opposent catégoriquement à voir le nucléaire inscrit dans la taxonomie. Tandis que la place du gaz comme énergie de transition fait elle-aussi encore débat. Cet été,la loi climat et résilience a placé l’enjeu de la sobriété foncière au coeur de l’aménagement des territoires,avec un objectif ambitieux : zéro artificialisation nette à l’horizon 2050. Avec 456 mètres carrés de surface artificialisée par habitant,la France se classe au-dessus de la moyenne européenne (363 mètres carrés par habitant). Profils Réindustrialisation Taxonomie européenne Zéro artificialisation 25
  28. 28. 3 Ils accélèrent la transition
  29. 29. Comment réussir la trans- formationdu secteur de la construction et de l’amé- nagement et respecter ainsi les engagements environnementaux pris par l’Europe ? Voici les réponses de l’innovation, au prisme des nouveaux modèles d’affaires, des technologies de rupture ou d’optimisation, et de l’appuicroissantdel’IAaux métiers du secteur.
  30. 30. Ils accélèrent la transition 28
  31. 31. 29 Interview Le as a service, allié de la transition énergétique Quelles sont les caractéristiques d’un modèle d’affaires as a ser- vice ? Je retiens du travail prospectif que nous menons sur le as a service trois dimensions structurantes. La première est celle des propositions de valeurs  : elles deviennent plus flexibles, on demand, proches du temps réel. La deuxième est celle de la monétisa- tion : paiement à l’usage, modèles freemium et, plus globalement, importance croissante de l’OPEX (les coûts d’opération) plutôt que du CAPEX (les coûts d’investissement) dans les offres. La troisième concerne l’organisa- tion de la production, notamment la place accordée aux offres construites avec des partenaires ou l’utilisation de plateformes digitales. Quels sont les secteurs qui offrent le plus de potentiel pour le dévelop- pement du as a service ? Nous avons identifié trois grands domaines de développement. Le premier, celui de la mobilité, questionne la manière dont les acteurs de ce secteur pourraient se posi- tionner comme un gestionnaire des flux de mobilité auprès des collectivités, qui sont ses principaux clients. Le deuxième domaine que nous explorons, celui des énergies, doit être abordé sous l’angle de la décarbonation. Quant au troisième, il réunit le bâtiment, l’infrastructure et l’aménagement. Nous pouvons y identifier plusieurs types d’offres dans le segment du real estate as a service ou qui intéressent la logistique, singulièrement celle du dernier kilomètre, en ville. Les offres as a service sont-elles déjà déployées ? Toutes les briques existent, et tout l’intérêt de la démarche prospective, c’est de mettre en musique ces briques-là. L’enjeu, c’est aujourd’hui de donner un coup d’accéléra- teur. Les projets existants ont des niveaux de maturité variés. Dans la gestion du bâtiment ou la mobilité, par exemple, l’offre est consti- tuée, des partenaires sont déjà identifiés, et nous cherchons des terrains d’expérimen- tation – les discussions sont en cours. Pour Des offres agencées au plus près de la demande, flexibles, allégeant les besoins en investissement pour les clients : les atouts de l’approche as a service n’échappent pas aux réflexions prospectives sur les modèles d’affaires de VINCI en lien avec la transition environnementale. Explications d’ISABELLE LAMBERT, responsable de la prospective, Leonard.
  32. 32. d’autres sujets, comme dans le domaine des énergies, nous serons bientôt capables de conduire les premières expérimentations de nouvelles offres. C’est très concret. Quels types de solutions le chan- tier decarbonation as a  service recouvre-t-il ? C’est un sujet qui a beaucoup de potentiel en actionnant trois leviers complémentaires pour nos clients : éviter les émissions de gaz à effet de serre, les réduire et les ­ compenser. Avec les collectivités, par exemple, nous allons pouvoir agencer des solutions déjà existantes, adaptées à leurs problématiques, pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et leur proposer des solutions complémentaires, notamment en matière de compensation carbone. Certaines solutions existent déjà, comme SunMind (VINCI  Concessions) et Greendeed (VINCI Energies), issues du parcours Intrapreneurs de Leonard. Quels sont les points de conver- gence entre l’approche as a ­ service et les enjeux de la transition envi- ronnementale ? Ainsi que le rappellent régulièrement les experts, la question du financement est au cœur de la transition environnementale. Toutes les entreprises ou collectivités n’ont pas forcément les moyens d’acquérir les infrastructures ou les outils nécessaires à leur modernisation. Le as a service peut être un moyen pour elles d’y avoir accès et de continuer à avoir accès aux technologies les plus performantes au fil du temps, plutôt que de posséder un actif dont l’obsolescence risque de dégrader la valeur. De manière plus générale, dans la façon dont on va concevoir une offre as a service, l’impact environnemen- tal va systématiquement être pris en compte. C’est désormais un réflexe chez nos colla- borateurs, parce que la politique environne- mentale est forte au sein du groupe, avec un objectif de neutralité carbone en 2050. Ils accélèrent la transition « L’impact environ- nemental va être systématiquement pris en compte dans la conception d’une offre as a service. » 30
  33. 33. Ces start-up qui innovent pour le financement de la décarbonation Maîtriser son impact sur l’environnement et contribuer à une économie décarbonée : ces objectifs tendent désormais à s’imposer comme des évidences pour les entreprises. Encore faut-il réussir à les traduire en actes. Cela passe à la fois par une prise de conscience et un engagement partagésauseindesorganisations,etparla capa- cité à mettre en œuvre les solutions techniques à même de faire la différence. Sur ces deux volets – celui des équipes et celui des technologies, de nouveaux modèles d’affaires permettent aux entreprises d’accélérer, au premier rang desquels l’approche as a service. Accompagné par Leonard dans le cadre du parcours Intrapreneurs, Greendeed propose une solution globale alliant expertise technique, travaux et financement, pour maximiser l’effi- cacité desrénovationsénergétiquesindustrielles. SunMind, filiale de VINCI Concessions, dont le fondateur a également bénéficié du soutien du parcours Intrapreneurs, offre aux entreprises une électricité locale et décarbonée as a service. Lumière sur deux solutions innovantes qui viennent donner corps à l’approche émergente de la « décarbonation as a service ». Grand angle 31
  34. 34. Ils accélèrent la transition En France, l’industrie perd chaque année plus de 7 milliards d’euros (chiffres ADEME, 2019)  : ce mon- tant correspond à l’énergie fatale issue des procédés industriels. La rénovation des sites et l’installation de dispositifs de production de chaleur ou de froid plus perfor- mants peuvent améliorer signifi- cativement l’efficacité énergétique de l’industrie. Mais les investis- sements à consentir, le manque d’expertise technique comme l’incertitude sur les économies réa- lisées peuvent faire hésiter les pro- priétaires des sites de production. Des outils juridiques et financiers existent cependant, qui permettent de transférer les risques et incer- titudes à un partenaire expert. C’est la démarche de Greendeed, nouvelle marque de VINCI Energies, portée par Emmanuel Fleurier et Eddy Sovic, et issue du parcours Intrapreneurs de Leonard. Greendeed optimise les énergies fatales des industriels en finançant les projets d’efficacité énergétique, via les contrats de performance énergétique (CPE) et des dispositifs comptables dédiés au tiers finan- cement, dans le cadre de special purpose vehicle (SPV). En pratique, les experts de Greendeed réalisent un diagnostic, conçoivent l’ingénierie et le financement et prennent en charge la phase de travaux ainsi que le suivi post-travaux. Les indus- triels achètent ainsi non pas des équipements et des travaux, mais des économies d’énergie, sans qu’il leur soit nécessaire d’investir, et en disposant d’une garantie sur les économies réalisées. GREENDEED L’efficacité énergétique industrielle sans prise de risque 32 PROFIL • Fondé par Emmanuel Fleurier et Eddy Sovic (VINCI Energies, intrapreneur) • Premiers clients : Groupe Cémoi, Grands Chais de France, Mademoiselle de Margaux • Parcours Intrapreneurs 2021
  35. 35. SUNMIND Donner accès à l’électricité locale et renouvelable Nombreuses sont les entreprises et collectivités qui disposent de surfaces aptes à être équipées de panneaux photovoltaïques  ; moins nombreuses sont celles qui fran- chissent le pas et investissent dans ces équipements. Outre le coût de l’installation, ce type d’opération requiert des capacités d’étude, d’ingénierie, de gestion de contrat… Autant de freins que propose de lever SunMind, nouvelle activité de VINCI Concessions, issue du par- cours Intrapreneurs de Leonard. SunMind assure en premier lieu le développement, le financement, la construction et la maintenance de centrales solaires en auto- consommation, sur les surfaces non utilisées de ses clients (ombrières, toitures ou surfaces au sol). Les clients de SunMind ont ainsi accès à une électricité locale, renouvelable, et à un prix compétitif et garanti sur le long terme. Et comme le relève Maxime Varin, «  d’ici à 2028, la France prévoit de quadrupler la puissance photovoltaïque installée. Dans  ce contexte, l’autoconsom- mation d’énergie sera un fort relais de croissance  ». SunMind propose également à ses clients d’injecter l’électricité produite sur le réseau. Dans ce cas, SunMind verse un loyer à l’entreprise ou à la collectivité cliente pour la mise à disposition des surfaces accueillant la centrale de production photovoltaïque. « D’ici à 2028, la France prévoit de quadrupler la puissance photovoltaïque installée. » Grand angle 33 PROFIL • Fondé par Maxime Varin (VINCI Concessions, intrapreneur) • Premiers clients : Aéroports de Faro et de Stockholm- Skavsta (VINCI Airports), VINCI Construction, Weber (Groupe Saint-Gobain) • Parcours Intrapreneurs 2017
  36. 36. Ils accélèrent la transition 34 La climatisation bas-carbone, c’est possible Chaque année dans le monde, les dispositifs de climatisation génèrent plus de 5 millions de tonnes de CO2 – l’équivalent de l’empreinte carbone du Japon. Le fonctionnement de la très grande majorité des climatiseurs repose sur un principe physique (cycles de compression et détente) utilisé depuis des décennies. Des solutions bien plus performantes existent pourtant, et sont désormais industrialisables. C’est le cas des dispositifs développés par Caeli Energie à partir des résultats de recherche issus de son partenariat avec le LOCIE, une unité mixte USMB / CNRS. La start-up, intégrée au parcours Seed de Leonard, revendique 60 % de gain d’efficacité énergétique et une consommation énergétique divisée par trois. Ses appareils (des rafraîchisseurs adiabatiques indirects à point de rosée), destinés aux bâtiments résidentiels et au petit tertiaire, n’utilisent ni compresseur ni fluides frigorigènes. Parcours gagnants Optimisation de la conception, automatisation de la gestion de chantier, disruption technologique, nouveaux équipements de sécurité... L’innovation fait progresser la construction sur tous les fronts. Focus sur quatre start-up accompagnées par Leonard en 2021, qui révolutionnent nos métiers.
  37. 37. L’ACV en confiance et en SaaS Mesurer rapidement l’impact environnemental d’un projet de construction, de manière fiable, transparente et conforme à la RE2020 : c’est ce que permet la plateforme en ligne Nooco. Nooco a bénéficié des parcours Intrapreneurs et IA de Leonard et appuie son expertise sur des partenariats avec le CSTB, l’IFPEB et la DHUP. Son pari ? « Faire gagner des parts de marché aux solutions bas-carbone », répond Guillaume Jarlot, CEO. La plateforme permet de comparer différentes options de conception, d’optimiser les choix de matériaux et les procédés, pour un impact environnemental maîtrisé. Automatiser la gestion des commandes de granulats La commande, la livraison et le suivi des flux de granulats et de sable sur les chantiers sont le plus souvent traités manuellement, par bordereaux en papier. Par manque de données, ce processus manuel peut entraîner des erreurs, des délais et des émissions de CO2 évitables, et générer des frais d’expédition plus élevés. La plateforme Rockease est un guichet unique qui facilite la commande, le suivi et la centralisation des commandes de granulats. « Notre but, c’est d’automatiser la chaîne d’approvisionnement pour la rendre plus efficace et efficiente », explique Guillaume Richer, son fondateur. Rockease est soutenue par le programme Seed de Leonard, et a été labellisée « Efficient Solution » par la Fondation Solar Impulse. Les EPI connectés qui sauvent des vies Projet porté par Thomas Cazor et Mathias Arbet-Pont, dans le cadre du parcours Seed de Leonard, la start-up Neoratech a cette année officialisé la commande en présérie de 270 gants connectés CheckGlove. Avec ces premiers équipements de protection individuelle (EPI) connectés, les deux fondateurs ont un seul but : « Réduire le nombre d’accidents électriques dans l’industrie. » Leurs gants CheckGlove, premiers gants de protection électrique équipés d’un instrument de mesure et connectés à un système d’affichage sur la visière du casque, préfigurent la prochaine génération d’EPI augmentés, faisant progresser la sécurité des techniciens de chantier travaillant sur des installations électriques. 35
  38. 38. Ils accélèrent la transition Quand l’IA expérimente tous azimuts Quelles sont les caractéristiques de la « promo » 2021 du parcours IA ? Cette promotion est placée, d’abord, sous le signe de la continuité et de la diversité. On y trouve beaucoup de projets qui relèvent de l’ingénierie, de la maintenance prédictive. La vision artificielle y figure en bonne place, tant au service des métiers que de la maîtrise de leur impact environnemental. Ensuite, il faut noter que les projets sont plus nom- breux cette année : une petite quinzaine et autant d’entreprises de VINCI qui se sont engagées. Je voudrais par ailleurs signaler une nouveauté importante. Cette année, avec Bruno Daunay, qui codirige le parcours IA, nous avons choisi de former quatre coaches issus des entités opérationnelles du groupe, afin qu’ils diffusent cette expertise dans leurs entreprises. Autre spécificité de cette édition du parcours IA : nous observons que les pro- jets sont davantage appréhendés d’emblée avec le regard client – la co-construction est plus marquée. L’un des projets accompagnés cette année travaille par exemple étroite- ment avec une entreprise de distribution, pour améliorer la gestion des magasins grâce à l’IA. Quels sont les projets embléma- tiques du parcours IA en 2021 ? DIANE, l’entreprise dédiée au développe- ment de projets d’IA au service des métiers de VINCI Energies, a continué sa progression, recrutant de nouveaux experts, montant en compétences et en échelles d’application. Un premier projet avait porté, il y a deux ans, sur l’optimisation des réseaux d’extincteurs automatiques (les sprinklers), avec l’idée qu’à terme, tous les réseaux des lots techniques d’un bâtiment pourraient être optimisés par l’IA, facilitant la convergence de la recherche d’optimisation économique et environne- mentale. L’année dernière, DIANE a déve- loppé un nouveau cas d’usage permettant Les équipes de Leonard portent un regard prospectif et opérationnel sur l’intelligence artificielle. Elles accompagnent des projets imaginés par les équipes de terrain. L’IA ouvre aussi de nouveaux horizons pour la maîtrise de l’impact environnemental des projets. Revue de détail avec QUENTIN PANISSOD, responsable des projets IA. 36
  39. 39. l’optimisation de l’éclairage dans les bureaux, avec une approche inédite : il s’agissait d’op- timiser le réseau de luminaires de manière à minimiser la consommation d’énergie. Cette année, les équipes de DIANE se sont attaquées au sujet de la ventilation et de la climatisation, dans le but de développer une solution qui conçoit automatiquement les réseaux de climatisation, à partir des plans du bâtiment. Où en sont les projets dédiés à la maintenance des lignes à grande vitesse ? Chez VINCI Concessions, l’IA est sollicitée en appui à LISEA (société concessionnaire) et MESEA (entreprise de maintenance), qui travaillent conjointement pour optimiser le niveau de performance et le cycle de vie de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. Un outil de prédiction de durée de vie des voies ferrées a vu le jour l’année dernière, qui per- met d’optimiser les opérations de renouvel- lement des voies. Aujourd’hui, les efforts se poursuivent pour développer des solutions de maintenance prédictive en respectant strictement les contraintes de sécurité et en croisant modèles théoriques et don- nées empiriques. Cette année, l’IA pourrait aussi être mise au service de l’optimisation des aiguillages. Comment l’IA va-t-elle être mo- bilisée au service de la rénovation énergétique ? Nousavionsl’ambitiondepouvoirrassembler de larges corpus de données et de travailler avec des partenaires externes, de prendre le temps de faire de la RD pour développer des outils durablement utiles à la conception et à la gestion des bâtiments. Nous avons eu l’occasion de répondre à un appel à projets portant sur les enjeux de gestion des crises et de résilience en début d’année, soutenu par Bpifrance et la DLR en Allemagne. Nous nous sommes rapprochés de plusieurs partenaires pour constituer un consortium, appelé Renovaite, et développer une plateforme de technologies d’IA pour accélérer la rénovation en Europe. On trouve dans le consortium l’expertise de Leonard, celle de plusieurs entités de VINCI, celle de RESALLIENCE, le bureau d’étude de VINCI pour l’adaptation au changement climatique, mais aussi celles d’Action Logement, premier acteur du logement social en France, du laboratoire allemand OFFIS (recherche en IA), ou encore de l’entreprise ALEIA, membre de Gaia-X [lire ci-après]. Avec ce projet, nous avons l’opportunité de mettre l’IA de manière transverse, dans la durée, au service des métiers, avec un fort impact environnemen- tal et social. Les optimisations envisagées pour le parc ­ d’­ Action Logement pourraient contribuer, à elles seules, à la réduction de 0,02  % de la consommation énergétique de l’ensemble du parc immobilier français. Le chiffre peut sembler faible, mais c’est en réalité considérable ! 37 Interview
  40. 40. Ils accélèrent la transition Pour accélérer la rénovation éner- gétique, et réduire délais et coûts des opérations, tout en limitant la consommation de ressources et en améliorant la résilience climatique, les technologies d’intelligence arti- ficielle sont des alliés précieux. Elles offrent en effet la possibilité d’opti- miser et d’automatiser la concep- tion des plans de rénovation urbaine et le diagnostic environnemental, comme les plans de rénovation des routes ; elles permettent égale- ment d’anticiper les risques futurs – ­ évolution de l’enveloppe des bâti- ments, des chaussées, des réseaux... Il est nécessaire pour cela de réunir et consolider des jeux de données spécifiques (images satellites, BIM, données de gestion des bailleurs, photogrammétrie...) et de rendre les briques technologiques d’IA in- teropérables. C’est l’ambition que s’est donnée le consortium RENO- VAITE, qui rassemble six entités du groupe VINCI (Eurovia et Roadcare, VINCI Energies et Qivy, le lab re- cherche environnement, VIA IMC, RESALLIENCE), le groupe Action Logement, le laboratoire de re- cherche allemand en IA OFFIS, et l’entreprise ALEIA, spécialiste de l’infrastructure informatique dédiée à l’IA, membre du cloud souverain européen GAIA-X. RENOVAITE a ré- pondu à l’appel à projets « L’IA pour la prévention des risques, la gestion des crises et la résilience », porté par les ministères français et allemands de l’Économie, Bpifrance et la DLR. Le  premier consortium centré sur l’IA appliquée à la construction sera opérationnel dès mars 2022, et dé- ploiera ses solutions en mars 2025. L’IA pour accélérer la rénovation énergétique En Europe, 85 % des bâtiments devront avoir fait l’objet d’efforts conséquents de rénovation énergétique d’ici à 2050. Leur efficacité énergétique devra être améliorée d’au moins 60%. Le consortium RENOVAITE va contribuer à relever ce défi, en mobilisant l’IA au service des métiers de la rénovation des bâtiments et des infrastructures. La Solive forme les spécialistes de la rénovation énergétique 38 La rénovation énergétique peut compter sur l’IA, mais elle a aussi besoin de pro- fessionnels de terrain. Accueillies en rési- denceparLeonard,leséquipesdeLaSolive proposent des parcours de reconversion professionnelle en format bootcamp, dé- diés à la rénovation énergétique. Onze se- maines de formation intensive, s’appuyant sur une pédagogie innovante, et deux semaines de stage en entreprise donnent accès à la qualification de « Chef de projet en rénovation énergétique », reconnue par les entreprises et le ministère du Travail (­ niveau5–équivalentBAC+2).
  41. 41. GÉRER LES RISQUES LIÉS AUX ACTIVITÉS DE L’INDIVIDU Réduire le nombre de chutes (de hauteur / plain-pied) Sécuriser les travailleurs isolés Diminuer les risques d’électrocution GÉRER LES RISQUES DE LONG TERME Prévenir les troubles musculo squelettiques Sécuriser l’exposition sonore Sécuriser l’exposition à un environnement potentiellement toxique : exposition vapeurs toxiques / poussières GÉRER L’ORGANISATION D’UN CHANTIER Améliorer l’organisation du chantier (aléas, coactivité) S’assurer de la réalisation des amenées /replis en sécurité Gérer les interfaces GÉRER LES RISQUES LIÉS À L’ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL Éviter les collisions par engin / matériel de chantier (entre engins / avec un piéton) Sécuriser l’intervention en circulation routière : collision piéton / véhicule tiers / engin Éviter l’écrasement par chute de charge Gérer les projections / explosions / incendies Contrer les agressions / intrusions Améliorer la gestion de la sécurité sur site (zone d’exclusion, computer vision pour alerte) Améliorer l’exploitation / l’analyse des données de prévention / préaccident /accident (Newmetrix, IA) Améliorer la formation et optimiser la transmission (VR, cenareo) AMÉLIORER L’UTILISATION DES DONNÉES POUR PRÉVENIR Premiers enjeux opérationnels identifiés Prévenir l’effondrement d’ouvrage (provisoire) / Ensevelissement Techetprospective mobiliséespour la sécurité La sécurité des compagnons et des collaborateurs est l’enjeu numéro 1 dans les métiers de la construction. Pour détecter les nouvelles opportunités technologiques et solutions innovantes à implémenter sur les chantiers, Leonard a développé le programme Sécurité, Santé et Innovation. P  our la première fois cette année, toutes les compo- santes de Leonard – exper- tise en IA, parcours start-up, démarche prospective, veille technologique – réunissent leurs talents au service de la prévention et de la sécurité au travail. Une première cartographie des risques a été réalisée, ainsi qu’une revue des solutions existantes, comme la plateforme logicielle vHive, qui consiste à inspecter des sites par essaims de drones, ou Eaven, technologie auditive industrielle de réduction des bruits sur les chantiers. Quatre thématiques clés (collision engin-piéton, formation, tra- vailleur isolé, situations à risques) sont en cours d’approfondissement. Les risques futurs et le potentiel de l’IA sont également explorés par des groupes de travail dédiés. 39 Programme Safety
  42. 42. 4 La révolution Contech
  43. 43. La Contech (contraction de construction et tech- nology) s’est imposée en quelques années comme un accélérateur essentiel de la ­ transformationdusecteurde la construction. En apportant des solutions nouvelles à des défis structurants, les start-up delaContechattirentplusque jamais talents et investisse- ments. Pour une plus grande efficacité et une moindre empreinteenvironnementale.
  44. 44. La révolution Contech 42 Illustration de couverture du rapport « Construction Tech » (Sifted x Leonard, 2021) 72 Origine des start-up Amérique Latine 1 Asie Pacifique 6 Moyen Orient 8 North America Amérique du Nord 14 Europe 44 start-up au total Comment lire Des programmes d’accélération Leonard CATALYST SEED Intrapreneur Fait partie Du Top 39 de la  Construction Startup Competition 2021 productivité environnement sécurité Impact Gestion de la chaîne d'approvisionnement, logistique et fin de vie Akanthas ampd Energy bex technologies GmbH HIBOO Instagrid InStock Rockease Schüttflix GmbH StructShare Voyage Control Waste Marketplace e-béton Wastebox ProcurePro Machine26 Méthodes et matériaux de construction innovants Aerial COBOTICUS Aeternum Apellix BRC Swiss Carbix Corporation Carbon Upcycling Technologies HausBots Hovering Solutions hyperTunnel Integrated Roadways SkyMul SMART CAST Inergeen Soliquid EAVE Neoratech Roborigger Conception et gestion de projet Arsenio SoftSystems Kenzen AI Clearing ATLAS Group London Ception CONVERGE HoloBuilder Document Crunch fostr.ai GoContractor JustManage Mastt MATEREO NEWMETRIX Nodes Links Nplan Oculai PLINX SafeAI Inc Saqara Sidcodx Roomies Devisubox Spacemaker Structure Plus Structure-Pal Swapp UltraWis Conxai Technologies GmbH Modulize Trusstor vHive Kraaft SustainEcho Nooco RatedPower SiteHive Buildots Build2B Pour plus de détails, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse contact.leonard@vinci.com. Cette cartographie présente les meilleures start-up en développement rapide qui font avancer les technologies de la construction, selon leur domaine d'innovation et l'impact recherché. Elle a été obtenue à partir des résultats de la Construction Startup Competition 2021, le plus grand concours mondial de jeunes entreprises du secteur de la construction - dont Leonard est partenaire - ainsi que de nos programmes d’accélération Intrapreneur, SEED et CATALYST. La cartographie des start-up qui montent dans la Contech
  45. 45. Tous à bord de la révolution Contech ! Les investissements en capital-risque dans la Contech sont passés de 2 milliards d’euros en 2020 à plus de 3,5 milliards d’euros en 2021. GUILLAUME BAZOUIN, responsable des programmes Start-up et Intrapreneurs, décrypte les ressorts de cette dynamique prometteuse pour le futur de la construction. Pourquoi la Contech est-elle une bonne réponse aux défis aux- quels la construction fait face ­ aujourd’hui ? La Contech apporte un large éventail de solutions innovantes. Or nous avons besoin d’une grande diversité de solutions, parce que le champ des problèmes a crû et s’est intensifié ces dernières années. Les défis de la productivité, des impacts des activités sur l’environnement, de la protection des compagnons ou encore du recrutement ne sont pas nouveaux – mais ils entrent dans une zone critique. La nécessité de s’équiper, de faire évoluer certaines pratiques, n’est plus optionnelle  ; d’autant que les changements sont aussi appelés par certaines modifica- tions en profondeur des lois et règlements qui encadrent le secteur de la construction. Or, les approches actuelles ne suffisent pas à répondre aux problèmes que nous devons traiter. La Contech s’impose alors comme un vivier de solutions nouvelles, d’autant plus clairement que des technologies qui n’existaient pas, ou étaient inaccessibles économiquement jusqu’à très récemment, sont aujourd’hui mobilisables et répondent précisément aux enjeux opérationnels de la construction. Quelles sont les technologies clés de la Contech ? Sans garantie d’exhaustivité, et dans le désordre, citons d’abord les drones. Ils sont désormais peu chers et la réglementation existe pour les applications professionnelles : ils s’affirment donc comme une technologie transformatrice. Un autre élément transfor- mateur  : tout simplement, le smartphone. La construction ne pouvait pas être digitalisée tant qu’il n’était pas possible de disposer d’un terminal léger et d’une connectivité robuste sur tous les terrains. C’est aujourd’hui une évidence. L’information peut remonter direc- tement, en numérique, depuis les chantiers. Parmi les technologies clés pour la Contech, 46 jouissant d’une forte dynamique, il faut bien sûr citer aussi l’intelligence artificielle, sous la forme à la fois de la reconnaissance automatique d’images, et de dispositifs robotisés, plus ou moins autonomes. Les outils de compu- ter vision se multiplient, pour identifier des objets, prendre des cotes… Le suivi en temps réel de chantier est un cas d’usage très clairement intéressant. La même technologie va par ailleurs permettre de répondre efficacement à l’évolution de la loi, qui oblige les constructeurs à maîtriser leurs flux de déchets. Des solutions existent aujourd’hui pour automatiser leur suivi, à faible coût. Où en est l’appropriation des solu- tions Contech par les entreprises ? Pour faire face aux enjeux réglementaires et environnementaux et pour améliorer la productivité, les très grandes structures ont depuis longtemps mis en place des méthodes et des outils, souvent assez com- plexes par rapport aux solutions Contech. Ces dispositifs sont là, et il peut être difficile de les remplacer par des solutions en SaaS, intégrant de l’IA, par exemple. Les petites entreprises sont en général bien moins dépendantes de procédés complexes. Leurs dirigeants et conducteurs de travaux ont plus de facilité à déployer des solutions inno- vantes. Et ils le font d’autant plus volontiers que, le plus souvent, ce sont des solutions qui exigent peu ou pas d’investissement : ce sont des plateformes as a service, des modèles de location…. Les  entrepreneurs saisissent très bien l’intérêt de la Contech. Bien sûr, les grandes entreprises sont aussi susceptibles de bénéficier de la révolution Contech, dès lors qu’elles s’organisent pour intégrer à leurs outils existants les solutions nouvelles et centrées sur l’utilisateur, propres à la Contech. Où la dynamique de la Contech est-elle la plus forte ? Très nettement, en premier lieu, aux États- Unis ; on trouve, au deuxième rang, Israël, et ensuite les pays nordiques. Et c’est bien parce que nous aimerions que la France prenne la place qu’elle mérite que nous défendons la Contech dans les programmes Start-up de Leonard. La France est un des pays qui forment le plus d’ingénieurs en génie civil et travaux publics par habitant, et trois des dix plus grandes entreprises mondiales du secteur sont françaises... Que retenir de la Construction ­ Startup Competition 2021, dont Leonard était partenaire ? Deux choses. La première : nous voyons arri- ver des entreprises très disruptives, plus seu- lement des projets d’optimisation de l’exis- tant. Je pense par exemple à hyperTunnel, qui propose une solution radicalement nouvelle pour creuser des tunnels. La seconde, c’est le nombre et la qualité des start-up de la compétition  : incomparable  ! On voit s’in- vestir dans des projets des profils de CEO avec 20 ans d’expérience : j’y vois la preuve que la Contech devient un des secteurs qui attirent le plus de talents, parce qu’ils sont sûrs d’avoir de l’impact. Interview La révolution Contech « Pour relever les défis actuels de la construction, la Contech s’impose comme un indispensable vivier de solutions. » Guillaume Bazouin RESPONSABLE DES PROGRAMMES START-UP ET INTRAPRENEURS La révolution Contech
  46. 46. 48 La révolution Contech
  47. 47. 49 AI Clearing La technologie développée par AI Clearing (États-Unis) cartographie rapidement un chantier au centimètre près, grâce aux photographies prises par un drone. Elle permet de visualiser en détail la progression du chantier, et de la comparer facilement au plan et au planning. AI Clearing figure parmi les projets accompagnés par le programme CATALYST de Leonard, et faisait partie des dix finalistes du challenge mondial «  Construction Startup Competition  » 2021, qui recense 2 000 start-up particulièrement prometteuses dans l’écosystème mondial de la Contech. Drones et IA suivent les chantiers au centimètre près.
  48. 48. Laurent Allidieres, Air Liquide • Lucille Alonso, RESALLIENCE • René Amalberti, Foncsi • Mathias Arbet-Pont, Noeoratech • Claude Arnaud, Efficacity • Christophe Arnold, Airbus • Aristide Athanassiadis, École polytechnique fédérale de Lausanne • Arthur Auboeuf, Time for the Planet • Vincent Augiseau, CitéSource • Matthieu Auzanneau, The Shift Project • Louis Bandiera, Nos Quartiers ont du Talent • Pierre Barcelo, Robots for Site • Noé Basch, Mobius • Pascal Baylocq, Geostock (VINCI Construction) • Aldo Bearzatto, Festival Close Up • Clémence Béchu, Agence d’architecture Béchu et associés • Steven Beckers, Bopro • Ila Bêka, réalisateur • Manon Berlioz, Roomies Design • Ben Blume, Atomico • Mathilde Bommier, Voies Ferrées de France • Élise Bon, VINCI Autoroutes • Nicolas Boquet, Afep • Olivier Bordelanne, DEMETER • Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion • Éric Bothorel, député des Côtes d’Armor • Philippe Boucly, France Hydrogène • Hervé Bougon, Festival Close Up • Pierrick Boyer, OROK • Loïc Brault, Eurovia • Luc Broussy, France Silver Eco • Jeremy Brown, Foundamental • Pierrick Buret, Centre national d’assistance cyber au commandement de la gendarmerie dans le cyberespace (C3N) • Clémentine Cazenave, Bpifrance • Meriem Chabani, New South • Mathilde Chaboche, adjointe au maire de Marseille • Laurent  Champaney, Arts et Métiers • Farouk Chaouch, Citeos • François Chaslin, critique d’architecture • Jean-Baptiste Colas, Agence de l’innovation de défense • FREAKS Architecture • Darren Collinswood, Freyssinet UK • Pierre Coppey, VINCI • Jean-Pierre Cordier, Société d’encouragement pour l’industrie nationale • Antoine Courmont, Sciences Po • Alexandre Cousin, Synaps’Up • Fermin Cuevas, ICMPE • Stéphanie Dadour, ENSA Paris-Malaquais • Lionel d’Allard, Equo Vivo • Julien Damon, Sciences Po • Maxence de Block, Vraiment Vraiment • Arnaud de la Tour, Hello Tomorrow • Jean Yves de Lépinay, programmateur indépendant • Jérôme de Tomasi, Waste Marketplace • Adrian Deboutière, Métropole du Grand Paris • Jean-Michel Dedôme, VINCI Energies France • Rémy Defay, VINCI Immobilier • Éric Delobel, VINCI Airports • Létizia Delorme, Syndicat mixte du SCoT du Pays basque du Seignanx • Ludovic  Demierre, VINCI Construction • Stéphane Denis Delobel, Air Products • Cyril Ebersweiler, SOSV • Andrew Egglesden, Soletanche Bachy • Michael Einhaus, université des sciences appliquées de Leipzig • Justine Emringer, Plaine Commune • Philippe Erman, VINCI Autoroutes • Victorien Erussard, Energy Observer • Yvan Estienne, VINCI Energies Europe East • Pierre-Yves Estrade, VINCI Concessions • Mathias Flattin, Axeleo Capital • Emmanuelle Font, VINCI Construction France • Pascale Ford Maurice, Crédit Agricole CIB • Binta Gamassa, Lokimo • Juliette Gatignon, Unis-Cité • Sébastien Gendron, TransPod • Laetitia George, Contrast-e • Charlotte Girerd, SNCF Immobilier • Laure Girodet, SUEZ • Marine Glon, Supernova Invest • Albane Godard, Fondation GoodPlanet • Marie Godard-Pithon, VICAT • Romaric Gomart, PaintUP • Arthur Gosset, réalisateur • Sarah Grau, Décider ensemble • Sylvain Grisot, Dixit.net • Thibaut Guilluy, haut-commissaire à l’emploi et à l’engagement des entreprises • Nicolas Hélas-Othenin, LISEA • Patric Hellermann, Foundamental • Marc Henriot, Roadcare • Sylvain Hete, Toyota • Dominique Hiesse, Fédération nationale des écoles de production • Julia Himmelsbach, Visco • Michaël Hirsch, humoriste • Christophe Hug, VINCI Autoroutes • Xavier Huillard, VINCI • Karine Hurel, Fédération nationale des agences d’urbanisme • Erwan Jacquin, CMA CGM • Guillaume Jarlot, Nooco • Tony Jaux, VEDECOM • Stephane Kaba, Alstom • Étienne Klein, CEA • Rémy Knafou, université Paris 1 • Marcus Kottinger, Visco • Florence Lambert, Genvia • Armelle Langlois, VINCI Construction France • Déborah Le Bloas, Confkids • Rémi Lefeuvre, VINCI Construction France • Stéphanie Leheis, consultante indépendante • François Lemaistre, VINCI Energies • Louise Lemoine, réalisatrice • Thierry Lepercq, Soladvent • Virginie Leroy, VINCI Immobilier • Ray Levitt, Blackhorn Ventures • Harold Levrel, AgroParisTech • Francis Lévy, Fédération française des Geiq • Paul Lieberherr, SustainEcho • Vincent Louvot, VINCI Immobilier • Jean-Philip Lucas, Ancoats • Sébastien Magat, AVUS • Tom Malo, e-béton • Belen Marcos, VINCI Concessions • Athina Marmorat, Rêv’Elles • Nathalie Martin-Sorvillo, VINCI • Audrey Massy, Q-Bot • Stéphane Maviel, DIANE • Marie Mawad, Sifted • Anaël Mayeur, AgroParisTech • Lucile Mettetal, Institut Paris Région • Jean-François Monteils, Société du Grand Paris • Antoine Morand, Soletanche Bachy • Alex Muresan, Aethernum Technologies • Patrick Naujocks, Visco • Bruno Nicolas, Actemium • Claudius Noack, HAW Hambourg university • Martin Noël, Lokimo • Marjolaine Normier, réalisatrice • Jacqueline Osty, Osty et Associés paysage urbanisme • Sophia Ouabi Aïssi, La Ressourcerie du BTP • Wilfrid Paillard, VINCI Construction • Garance Paillasson, architecte • Bruno Paul-Dauphin, Exegy • Yves Pellemans, Axians • Rémi Pérony, Caeli Energie • Erwan Personne, AgroParisTech • Agnès Plagneux-Bertrand, adjointe au maire de Toulouse • Philippe Portier, Hilti • Armin Przirembel, Axians Allemagne • Aurore Rapin, Yes We Camp • Kalina Raskin, Ceebios • Thomas Reynaud, Free • Jim Rhoné, Soliquid • Guillaume Richer, Rockease • Corentin Riet, The Shift Project • Robin Rivaton, IDInvest • Natacha Robert, Carapace • Amelia Rung, VINCI Autoroutes • Reinhard Schlemmer, VINCI Energies Europe East • Alain Schnapp, université Paris 1 • Karim Selouane, RESALLIENCE • Hugues Seutin,  VINCI Construction • Isabelle Spiegel, VINCI • Karim Tamarzist, Build2b • Terence Thiel, Rockease • Lola Vallejo, Iddri • Maxime Varin, SunMind • Gloria Vendrell, TotalEnergies • Thomas Vessiot, VINCI Construction Terrassement • Olivier Vigneron, Réseau Etincelle • Chloë Voisin-Bormuth, La Fabrique de la Cité • Cécile Wendling, AXA • Michal Werle, WARBUD • Clément Willemin, Wald • David Zambon, Cerema • Joëlle Zask, Aix-Marseille Université remercie tous les intervenants 2021 50 Direction de la publication : Leonard Conception éditoriale et graphique : Usbek  Rica Textes : François Lassagne Couverture : Ludwig Hernandez Intérieur : Benoit Billard (page 33) • AI Clearing (pages 48 et 49) • Deva Darshan/ Unsplash (page 30) • Nora Houguenade (page 1) • Seb Jarnot (portraits crayonnés pages 16 et 17) • Evelina Judeikyte (infographie pages 43 et 44) • Leonard DR (pages : 11, 14 et 32) • Sifted (pages 4 et 42) • La Solive (page 38) • Alexis Toureau (pages 1, 4, 5, 6, 12, 18, 28, 37 et 46) • Nicolas Vercellino (pages 10 et 13) • Jeroen van de Water/ Unsplash (page 20) À PROPOS Leonard est la plateforme de prospective et d’innovation du groupe VINCI. Construction, mobilité, immobilier, énergie, ville durable : nous accompagnons les projets qui inventent le futur des villes et des territoires. Retrouvez-nous sur leonard.vinci.com et @WeAreLeonard Veille, événements, actualités, rejoignez notre communauté en vous inscrivant à notre newsletter : bit.ly/Leonard_NL Rendez-vous à Leonard:Paris ! 6, place du Colonel Bourgoin 75012 Paris – France contact.leonard@vinci.com
  49. 49. Leonard en un coup d’œil ! TRANSITION ENVIRONNEMENTALE RÉVOLUTION NUMÉRIQUE ÉVOLUTION DES MODES DE VIE ET DES USAGES VEILLE MISE EN DÉBAT ÉVÈNEMENTS PROSPECTIVE ATELIERS D’INNOVATION COMMUNAUTÉS LEONARD L E O N A R D P A R I S / L E O N A R D D A C H explorer les futurs des villes, des territoires, des infrastructures, de leurs métiers et de leurs marchés expérimenter et accompagner les porteurs de solutions, entrepreneurs et innovateurs INTRAPRENEURS VINCI DÉPLOIEMENT TECHNOLOGIES IA INCUBATEUR JEUNES POUSSES PROJETS ISSUS DE LA PROSPECTIVE COLLABORATION START-UP / GRAND GROUPE 250 1 1 300 participants issus de 55 pays au Leonard Day accueillis dans le cadre des rencontres et débats publics organisés par Leonard 120 experts mobilisés au sein du groupe VINCI PLUS DE 42 PROJETS accélérés et accompagnés heures de formation en IA, à l’entrepreneuriat et à l’innovation dans nos programmes Premier incubateur #CONTECH EUROPÉEN n°  1 2021 en chiffres chez Leonard 200 intervenants ÉTUDE EMERGING TRENDS Hyperloop
  50. 50. La décennie décisive yearbook 2021 Le laboratoire du futur des villes et des territoires #weareleonard http://leonard.vinci.com

×