2. «Notre dame»
Notre dame est
un film réalisé par
Valérie Donzelli avec
Valérie Donzelli,
Pierre
Deladonchamps,
Virginie Ledoyen,
Bouli Lanners …
4. Sypnosis
Maud Crayon, est née dans les
Vosges mais vit à Paris.
Elle est architecte, mère de
deux enfants, et remporte sur
un énorme malentendu le
grand concours lancé par la
mairie de Paris pour
réaménager le parvis de Notre-
Dame…
Entre cette nouvelle
responsabilité, un amour de
jeunesse qui resurgit
subitement et le père de ses
enfants qu’elle n’arrive pas à
quitter complètement, Maud
Crayon va vivre une tempête.
Une tempête, qu’elle devra
affronter pour s’affirmer et se
libérer.
6. Loin des plateaux de tournages,
Valérie Donzelli fait d'abord
des études d'architecture avant
de se tourner vers le cinéma. En
2000, elle décroche le premier
rôle dans le sombre Martha...
Saluée par la critique, sa
performance lui vaut le Prix
Michel Simon.
Elle enchaîne avec le tournage
des Ames câlines .En 2003,
Guillaume Nicloux l'engage
pour Cette femme-là.
Cette même année, elle est
choisie par Agnès Varda pour
figurer dans son court-métrage
Le Lion volatil.
En 2007, elle est au coeur de 7
ans de Jean-Pascal Hattu, qui
lui vaut des Prix
d'interprétation aux Festival
international des films à
Florence et Turin.
7. En 2010 elle devient la figure d'un
jeune cinéma d'auteur. Elle se
voit donc proposer en 2011 des
rôles suivant cette tendance:
femme enceinte abandonnée
dans Belleville Tokyo d'Elise
Girard, objet de la séduction de
Mathieu Demy dans ou future
épouse de Benjamin Biolay dans
Pourquoi tu pleures ?
Une sélection d'ailleurs ouverte
par son deuxième film, La Guerre
est déclarée dans lequel elle joue
le rôle principal aux côtés de
Jérémie Elkaïm.
Elle met une fois de plus Jérémie
Elkaïm en scène dans l'envoutant
et étrange Main dans la main, où
le comédien est unit par une
force étrange avec Valérie
Lemercier.
8. Trois ans plus tard sort son quatrième long métrage, Marguerite & Julien,
toujours avec son acteur fétiche et centré sur la relation incestueuse entre
un frère et une soeur. Après avoir joué un personnage secondaire dans
Mais vous êtes fous, emmené par Pio Marmai et Céline Sallette, Valérie
Donzelli met en scène Notre Dame, une comédie dans laquelle elle
s'intéresse aux mésaventures professionnelles et amoureuses d'une
architecte (jouée par elle-même). Mère de deux enfants, celle-ci est
choisie, suite à un malentendu, pour réaménager le parvis de Notre-
Dame...
11. Pierre Deladonchamps
Alors qu'il envisageait de poursuivre ses
études en école de commerce après un
bac littéraire, Pierre Deladonchamps se
lance finalement dans une formation
théâtrale dans sa ville natale de Nancy. Il
emménage en 2001 à Paris, où il est élève
au Cours Florent. Les premiers pas sont
timides et le jeune homme doit se
contenter pour ses premiers rôles de
quelques apparitions dans des séries
télévisées (Famille d'accueil, Engrenages,
Central Nuit, R.I.S. Police scientifique)
ou des téléfilms (L'amour en jeu). Après
la naissance de sa fille en 2010, il décide
de rentrer en Lorraine.
C'est en 2013 que Pierre Deladonchamps
se fait véritablement remarquer, grâce à
son premier grand rôle dans le chef-
d'oeuvre d'Alain Guiraudie, L'Inconnu du
Lac. Il y joue Franck, un homme prêt à
tout pour vivre une dangereuse passion
avec le ténébreux Michel ; ce rôle lui vaut
de remporter le César du Meilleur espoir
masculin en 2014.
12. L'acteur se fait désormais une place au cinéma et
tourne pour Philippe Claudel dans Une enfance,
puis s'essaye à la science-fiction dans House of
Time et dans la série dystopique Trepalium,
diffusée sur Arte, qu'il emmène aux côtés de
Léonie Simaga et de la regrettée Ronit Elkabetz.
En 2016, il est à l'affiche de deux films familiaux
signés de réalisateurs qui comptent dans le
paysage cinématographique français : Le Fils de
Jean de Philippe Lioret et Éternité de Tran Anh
Hung.
Soldat déserteur se faisant passer pour une
femme dans Nos Années Folles d'André Téchiné,
Pierre Deladonchamps est ensuite à l'affiche d'un
autre film se déroulant pendant l'une des deux
guerres mondiales : Nos patriotes. Dans Plaire,
aimer et courir vite de Christophe Honoré,
présenté à Cannes en sélection officielle, l'acteur
incarne Jacques, un écrivain homosexuel qui a
une histoire d'amour passionnée avec le
personnage de Vincent Lacoste. Il prend
également des risques avec Les Chatouilles où il
campe un pédophile et côtoie Vanessa Paradis
ainsi que Camille Cottin dans Photo de famille,
une comédie transgénérationnelle touchante.
13. Thomas Scimeca
Né à L'Isle-Adam dans le Val-d'Oise, Thomas Scimeca grandit à Marseille. A 18 ans, il quitte la Cité
Phocéenne pour intégrer le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris. Une fois son
diplôme en poche en 2000, il participe à plusieurs prestigieuses pièces de théâtre avec une cadence
soutenue. Parmi elles, les adaptations de Phèdre de Jean Racine, Le Cadavre vivant de Julie Brochen ou
Othello de William Shakespeare.
Il se lance dans l'improvisation et intègre la troupe de Jean-Christophe Meurisse, les Chiens de
Navarre. Ce collectif iconoclaste contamine le grand écran de son irrévérence et de son humour
déjanté avec Apnée en 2016. Repérée à la Semaine de la Critique à Cannes, cette comédie insolente
met en scène un "trouple" inséparable qui parcourt la France. La prestation de Scimeca lui vaut de
figurer sur la liste des Révélations des César.
14. Ensuitel'acteur embarque pour le
Groenland sous la direction du
réalisateur Sébastien Betbederoù
il fera deux courts métrages et un
long (Le Voyage au Groenland en
2016), il forme avec Thomas
Blanchard un duo d'intermittents
trentenaires paumés qui décident
de s'envoler pour Kullorsua, l'un
des villages les plus reculés du
Groenland.
En parallèle, on peut le voir dans
Fidelio, l'odyssée d'Alice et Je suis
un soldat aux côtés d'une Louise
Bourgoin à contre-emploi. 2018
marque son passage vers un
cinéma plus commercial avec la
comédie Larguées. Après s'être
essayé au thriller avec L'Heure de
la sortie, il reste fidèle au registre
de la comédie avec le perché Bêtes
Blondes. Il y est une ex-star de
sitcom des années 90 à la
recherche de ses souvenirs.
15. Virginie Ledoyen
Née à Paris d'une famille d'origine
espagnole — son père s'appelle
Fernández —, Virginie passe son
enfance à Aubervilliers.
Son père et sa mère tiennent un
stand sur les marchés ; elle les
accompagne parfois dans leur
métier de démonstrateurs et
admire leur technique de vente à
la manière de la commedia
dell'arte.
Dès ses premiers films et à la
demande de son père, elle prend
comme pseudonyme le nom de
jeune fille de sa grand-mère
paternelle, comme hommage au
fait que celle-ci était actrice
amateur. Alors qu'elle a dix ans,
ses parents divorcent.
16. En 1991, à l'âge de 14 ans, elle joue le rôle principal du film Mima Quelques mois plus
tard, elle joue avec Marcello Mastroianni et Michel Piccoli dans Le Voleur d'enfants de
Christian de Chalonge.
En 1993, elle est nommée pour le César du cinéma du meilleur jeune espoir féminin pour
sa prestation dans Les Marmottes d'Élie Chouraqui. Sa rencontre avec Olivier Assayas,
avec qui elle tourne deux films, est déterminante pour sa carrière. L'Eau froide la confirme
dans sa vocation d'actrice.
En 2000, elle tente l'aventure hollywoodienne, en tenant le premier rôle féminin du
thriller d'aventures La Plage aux côtés de Leonardo DiCaprio et de Guillaume Canet.
17. En 2002, elle fait partie de la distribution de Huit Femmes de François Ozon.
Elle confirme en 2003 en faisant partie des distributions du film historique Bon voyage, de Jean-Paul
Rappeneau.
Elle poursuit donc dans des distributions chorales et se replie sur des comédies populaires, et ce sous
la direction de scénaristes-réalisateurs experts du genre : le vétéran Francis Veber en 2006, pour La
Doublure; en 2008, L'Emmerdeur, avec Patrick Timsit dans le rôle-titre, et Mes amis, mes amours, de
Lorraine Lévy. Mais elle collabore aussi avec le réalisateur de comédie d'auteur Emmanuel Mouret,
pour Un baiser, s'il vous plaît !, en 2007.
En 2009, elle revient au cinéma et au drame, en compagnie de Simon Abkarian et de Jean-Pierre
Darroussin, dans la fresque historique L'Armée du crime de Robert Guédiguian, film sur la résistance
du groupe Manouchian contre l'occupant allemand et le gouvernement de Vichy.
18. Bouli Lanners
De son vrai nom Philippe
Lanners, Bouli se découvre,
adolescent, un goût pour la
peinture et le cinéma. Plusieurs
expositions de tableaux de cet
ancien élève de l’Académie des
Beaux-Arts liégeoise se montent
à la fin des années 80.
Parallèlement, Lanners travaille
comme accessoiriste et
décorateur pour la télévision
belge. Apparu au cinéma en
1990 dans Toto le héros, il se fait
connaître en jouant la comédie
dans des sketches des Snuls,
série d'émissions humoristiques
créée en 1989.
19. Multipliant les seconds rôles dans des films
souvent absurdes et poétiques, Bouli Lanners
campe notamment un entraîneur dans Les
Convoyeurs attendent (1999) et un chanteur
finlandais délirant dans Aaltra en 2004. La
même année, on aperçoit sa silhouette
imposante dans deux films très différents :
Quand la mer monte de sa compatriote
Yolande Moreau et Un long dimanche de
fiançailles. Co-fondateur du Festival de...
Kanne en Belgique (dédié à un cinéma
marginal), l'attachant Bouli, qui vit sur une
péniche à Liège, ajoute bientôt une nouvelle
corde à son arc : auteur de Travellinckx (1999)
et Muno (2001), deux courts qui ont fait le tour
des festivals, il réalise en 2005 son premier
long métrage, Ultranova (présenté à la
Berlinale).
Après être apparu dans Enfermés dehors,
troisième réalisation d'Albert Dupontel , Bouli
Lanners donne la réplique à son compatriote
Benoît Poelvoorde dans Cowboy de Benoît
Mariage, puis dans la superproduction Astérix
aux Jeux Olympiques, où il interprète le roi
grec Samagas, avant de figurer au casting de
J'ai toujours rêvé d'être un gangster, puis de
repasser derrière la caméra, pour mettre en
scène Eldorado.
20. Il renforce en 2009 la sacrée distribution de ses compères Benoît Delépine et Gustave Kervern, où il
fait face au Mammuth Gérard Depardieu, et impose la même année son statut de second rôle
désormais incontournable en apparaissant successivement au générique de Blanc comme neige, Sans
queue ni tête, ou encore Rien à déclarer, qui lui offre de nouvelles retrouvailles avec Benoît
Poelvoorde.
Il profite à tous points de vue de ces expériences qui lui permettent de débuter l'écriture et la
réalisation de son troisième long-métrage, Les Géants, qui obtient deux prix à la Quinzaine des
réalisateurs du Festival de Cannes 2011. Après s'être affiché, toujours par le biais d'un second rôle,
dans le troisième long-métrage de Jalil Lespert, Des vents contraires, Bouli Lanners commence
l'année 2012 en compagnie de Marion Cotillard et son compatriote Matthias Schoenaerts dans De
rouille et d'os signé Jacques Audiard, avant d'interpréter Grossebaf dans le nouvel épisode d'Astérix et
Obélix.
21. Critiques
Un vrai moment de
cinéma, doux, drôle et
magique!!! D'excellents
comédiens pour une
histoire originale et
joyeuse. On ne s'ennuie
pas une seule seconde,
les aventures de Maud
Crayon vont tambour
battant. Enfin une
bonne comédie!!! A voir
absolument!!!
Allociné
22. Trois évènements imprévus
bouleversent la vie de Maud /Valérie
Donzelli. Elle est enceinte de son
mari dont elle s'est séparée, victime
de la faiblesse de la chair sans doute.
Elle gagne miraculeusement le
concours d'architecture pour
l'aménagement du parvis de Notre-
Dame. Elle rencontre par le plus pur
des hasards un premier amour
contrarié qui est censé couvrir le
futur chantier en qualité de
journaliste.
La vie est parfois ainsi faite, tout
vous arrive en même temps et de
démêler tout cela en un seul film
certainement pas une mince affaire
surtout si comme Valérie Donzelli
vous y tenez à la fois le rôle
principal, en êtes la scénariste et la
réalisatrice par-dessus le marché. Si
la légèreté de l'humour sied aux
comédies, l'ultra-légèreté d'un
scénario, qui va comme on le
pousse, devient vite ennuyeux.
Ajoutez à cela l'évanescence des
dialogues et une interprétation
poussive et vous sentez vite la
moutarde vous monter au nez.
Sens Critique
23. Il arrive que la réalité vienne violemment
télescoper la fiction. Le 18 avril, en plein
montage de Notre dame, Valérie Donzelli
voit... Notre-Dame, le cœur de son
cinquième long, prendre feu. Une
tragédie qui modifie forcément notre
relation à ce film, comme l’imminence
d’un moment qui n’existera plus. Ce
sentiment de nostalgie immédiate rajoute
une couche de singularité à un film qui
n’en manque pas. Car après le rejet injuste
de Marguerite & Julien, Valérie Donzelli
renoue avec l’ADN de son cinéma : un
matériau autobiographique (ses amours,
ses enfants, ses emmerdes...) revu et
corrigé par une irrésistible folie non-
sensique.
Elle y incarne une architecte qui, sur un
malentendu, remporte un concours pour
réaménager le parvis de Notre-Dame. Le
point de départ d’un chaos permanent et
insoluble.
Surtout dans un Paris aussi chaotique
que burlesque, où les gens se giflent pour
un oui ou pour un non, les moines sont
devenus diabétiques à force de manger les
offrandes sucrées des croyants, sur fond
de chaînes d’info diffusant en boucle des
nouvelles plus apocalyptiques les unes
que les autres.
L’ inventivité de Donzelli semble sans
borne. Et si, dans ce tourbillon, des
scènes tombent à plat, qu’importe ! Cette
maladresse nourrit son petit monde de
fantaisie reine, débordant d’amour fou
pour un cinéma qui enveloppe autant
qu’il réveille.
Première
24. Le film tente lui-même de se tenir en
équilibre entre spontanéité et
sophistication, mais échoue à force
de volontarisme et de maladresses.
Donzelli fait une confiance trop
aveugle à son énergie : son
personnage porte tout le film, sans
que ce qui l’entoure semble vu
autrement qu’à travers sa candeur et
ses angoisses d’enfant gâtée.
Non seulement sa fantaisie
démonstrative trahit ici des artifices
déjà usés - ludisme répétitif,
infantilisme assumé, utilisation
paresseuse des chansons -, mais en
s’aventurant dans des considérations
vaguement politiques, qui ne vont
pas plus loin qu’une convenue et
inoffensive satire des rapports entre
architectes et politiciens, elle
démontre également combien sa
vision égocentrée n’est pas moins
déconnectée que le petit monde
qu’elle épingle.
Libération