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Offre strategique terre_janv2019_conf

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Notes de conférences : l'offre stratégique de l'armée de terre

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Offre strategique terre_janv2019_conf

  1. 1. L’offre stratégique de l’armée de terre Élise Laville, Anaïs Meunier /// IFRI 22 janvier 2019 L’environnement de défense aujourd’hui est marqué par trois points essentiels : - un environnement opérationnel contesté (suprématie de nos forces armées contestée par la modernisation capacitaire de nos adversaires, qui engendre un retour de la compétition militaire et souligne la nécessité de moderniser nos propres capacités) ; - un milieu opérationnel de plus en plus hybride : multiplication du recours à des moyens et des modes d’actions hybrides ; travail en partenariat avec d’autres armées (ex. Barkhane - Mali : contributions d’autres pays à l’opération) ; - dans le cadre des conflits asymétriques, on observe une adaptation forte de l’adversaire et une capacité de récupération technologique (drones, cyber) importante (diffusion des technologies parfois plus rapide dans le camp adverse qu’au sein de nos forces). Le CEMAT énumère ce qu’il considère comme les facteurs de supériorité opérationnelle : avoir un modèle d’armée complet (qui permet d’agir seul), disposer d’une masse critique (que l’on doit pouvoir générer et régénérer), d’équipements de 4e génération (maintien de la BITD) avec la MCO qui suit, avoir une stratégie globale (ex. diplomatie avec les attachés de défense), la capacité à reconstruire (lien civilo-militaire), d’entreprendre des actions de formation et coopération (partenariats militaires opérationnels), et avoir une capacité d’intervention (entrer en premier sur un théâtre de crise). Selon le CEMAT, la guerre sans risques est une illusion, il est nécessaire de projeter des forces sur le terrain pour le contrôler, puis accompagner les armées
  2. 2. L’offre stratégique de l’armée de terre CDEM /// janvier 2019 2 locales pour permettre la reconstruction. L’homme restera l’instrument premier du combat. Le général émet des réserves sur le « tout technologique » (syndrome du soldat collé à son écran, bardé de capteurs). Il utilise l’exemple des tirs d’artillerie, effectués aujourd’hui avec des liaisons satellite : si les outils technologiques ne sont plus disponibles à un moment de la manœuvre (par ex. brouillage du signal), il est important de savoir comment continuer sur le terrain, il faut donc former les armées à agir en « mode dégradé », à l’ancienne, sans les appuis de la haute technologie, en parallèle à leur formation à ces technologies. La puissance de l’armée de terre pourrait se jouer dans sa capacité à gagner la guerre en mode dégradé, c’est-à-dire, lorsque toutes les hautes technologies auront été utilisées et qu’il ne restera plus que le savoir-faire du terrain. Si le général émet des doutes sur l’utilité de l’intelligence artificielle notamment comme appui au commandement, il est convaincu par contre de l’utilité de l’impression 3D qu’il est nécessaire de développer dans l’avenir (ex. pour permettre de remplacer petites pièces manquantes partout, rapidement, et à moindre coût). D’après lui, sachant que les industries de défense peuvent se valoir dans la fabrication du matériel de guerre (tout le monde est capable de construire un char, le blindage, les chenilles, le « hardware » en général), seule une BITD qui saura maintenir un haut niveau technologique au niveau du software (exemple du programme Scorpion1 ) pourra rester leader dans le secteur de l’industrie de défense et soutenir ainsi l’autonomie stratégique de son pays. Le général considère que l’armée de terre est le relai conventionnel de la dissuasion. Il faut noter que la dissuasion n’est pas uniquement nucléaire : mis à part le Royaume-Uni et la France, les autres États européens comptent avant tout sur l’effet d’interdiction assuré par les forces conventionnelles. Ex : EFP (mesures de réassurance) dans les États baltes = dissuasion conventionnelle. Le déploiement dans les pays baltes est un véritable laboratoire pour l’armée, en matière capacitaire, il permet notamment d’évaluer les équipements (dans un contexte autre que le Sahel ou le Levant). Il permet également d’observer l’adversaire, son emploi du cyber, des réseaux sociaux, des forces spéciales… 1 Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation. Projet qui intègre la DGA, les états-majors et les industries. Il a pour but d’accélérer l’incrémentation de matériels et de softwares innovants dans la construction des véhicules de l’armée, des drones, etc. Il prévoit notamment la mise en place de capteurs et l’exploitation du flux d’informations, le développement de systèmes de communication entre véhicules et combattants débarqués avec une gestion optimale de la sécurité.

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