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Structure sociale inégalités 2018 deuxième partie

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  1. 1. Chapitre 6 : Comment analyser la structure sociale ? II) Les analyses théoriques de la stratification sociale A) L’analyse marxiste des classes sociales Pour Marx, une classe sociale c’est un ensemble d’individus ayant la même position dans le processus de production économique (et donc qui vont avoir les mêmes intérêts économiques et des intérêts économiques opposés à ceux ayant une autre position sociale) Marx distingue la classe en soi (classe dont les membres ont des intérêts opposés à ceux d’une autre classe, mais qui n’en ont pas conscience) de la classe pour soi (les membres ont conscience d’avoir des intérêts communs et sont donc en mesure d’agir collectivement.) Ex: ouvriers classe pour soi, paysans classe en soi. Classes≠ ordre/caste car en général, l’appartenance à une classe n’est pas définie par la loi,
  2. 2. page 158
  3. 3. 1) Le mode de production féodal a ainsi succédé au mode de production esclavagiste, avant de céder la place au capitalisme. Aussi Marx prophétise-t-il soit dépassement par un mode de production socialiste puis communiste dans lequel, en l'absence d'exploitation, le développement des forces productives serait facilité et bénéficierait à tous. Pour Marx, qui pense avoir mis à jour les lois de l’histoire, l’évolution vers le communisme en passant par le socialisme de façon transitoire, cette évolution est inéluctable… Son action politique ne vise qu’à hâter le processus. 2) Dans « la société bourgeoise moderne », càd la société capitaliste, la lutte des classes a de plus en plus tendance à opposer deux camps ennemis « la bourgeoisie capitaliste et le prolétariat » Prolétaires= ceux qui n’ont que leur force de travail comme richesse et qui doivent la vendre chaque jour pour survivre. Bourgeois= ceux qui pourraient vivre sans travailler, grâce à leur capital. Les frontières de classes sont invisibles (pas légales…) mais elles n’en existent pas moins. Les autres groupes sont des restes du « passé » (petits artisans, paysans…) et sont voués à se faire absorber dans le prolétariat… ou sont des complices de la bourgeoisie (agents de l’Etat qui est contrôlé par la bourgeoisie) (Il est clair que Marx n’imaginait pas un salariat très hiérarchisé en fonction des niveaux de qualification, l’apparition d’une classe moyenne…) Tendance à la polarisation. Pourquoi?
  4. 4. Tendance à la polarisation: Des salaires tirés vers le bas.  concurrence entre les ouvriers (développement des masses ouvrières),  la concurrence avec les machines  déqualification liée au machinisme et à la division du travail… (Principe de Babbage) tireraient irrémédiablement les salaires vers le bas DE PLUS, cette montée des inégalités injustifiable d’un point de vue moral (théorie de l’exploitation) va provoquer un désir de révolte au sein de la population… Marx adhère à la théorie de la valeur travail… Seul le travail est à l’origine de la création de richesse= force de travail est une marchandise dont la consommation est source de création de richesse: explication… il faut moins de ressources pour produire la force de travail que la force de travail n’est capable de produire comme ressources. Ex: avec 2 kilos de pomme de terre, je produis 10 kilos de pomme de terre, avec une baguette de pain, je produis 20 baguettes de pain… parce que 2 kilos de pomme de terre ou 1 baguette de pain permettent de produire une journée de force de travail. Or il y a exploitation car pour Marx le salaire se fixe de façon à permettre d’acheter exactement la reproduction de la force de travail, c’est-à-dire à un niveau qui permet d’acheter les choses nécessaires à la survie de l’ouvrier… S’il travaille 8 heures et qu’on peut produire en 3heures ce dont il a besoin pour survivre, son salaire sera payé par la vente des BS produits en 3 heures de travail et les 5 heures de travail suivantes seront « volées » par le capitaliste, dont le capital augmentera. C’est ce que Marx appelle la plus- value. Marx pense donc qu’à l’issue d’une future crise, il faudra que l’avant-garde du prolétariat prenne le pouvoir afin d’instaurer un régime plus juste et plus efficace d’un point de vue économique (pas de chômage, pas de risque de crise avec la planification scientifique de la production…)  Espoir de construire une société sans classes
  5. 5. B) L’analyse wébérienne de la stratification sociale 1) Les trois réalités correspondent aux trois ensembles de discrimination que sont l’ordre économique, l’ordre social et l’ordre politique. L’ordre économique est « le mode selon lequel les biens et les services sont distribués et utilisés », il « est à l’origine de classes ». « L’ordre social “sphère de répartition de l'honneur” est le mode selon lequel le prestige se distribue dans une communauté... ». Quant à l’ordre politique il peut être défini comme la compétition pour le contrôle de l’État ; les « partis » qui en résultent procurent éventuellement un pouvoir supplémentaire aux classes et aux groupes de statut 2) Les classes ne constituent, par conséquent, qu’une dimension de la stratification sociale même si M. Weber sous-entend qu’elles en sont la trame la plus importante dans les sociétés modernes. Page 159
  6. 6. Classes de possession Classes de possession privilégiée  l'accaparement des biens de consommation d'un prix élevé  les chances d'édifier une fortune à partir de surplus inemployés » Classes de possession non privilégiée  ceux qui sont dans l'obligation de vendre leur force de travail à des conditions de rémunération qui font d'eux des « pauvres ». Classe moyenne  couches sociales possédant quelques de biens durablesou d'instruction et qui en tirent profit » sans pouvoir en dégager des surplus inemployés suffisants pour avoir des chances d'édifier une fortune. Classe sociale de possession: ensemble d’individus possédant les mêmes chances d’accès aux biens 3) Une hiérarchie multidimensionnelle? Ayant donc des niveaux revenus proches…
  7. 7. Classes économiques Privilégiée Moyenne Non-privilégiée Riches Moyennement riches Pauvres + -
  8. 8. Les groupes de statut sont définis par « la chance de bénéficier d'un honneur social positif ou négatif similaire, tel qu'il est conditionné d'abord par des différences dans la conduite de vie de certains groupes humains. Max Weber indique notamment que « la possession de l'argent et la situation d'entrepreneur ne qualifient pas en elles-mêmes la condition [l'appartenance à un groupe statutaire] bien qu'elles puissent y conduire ; le défaut de fortune n'est pas une disqualification en lui-même bien qu'il puisse y conduire. »  La hiérarchie économique et la hiérarchie de prestige social peuvent ne pas coïncider! Ex: Le noble désargenté conserve le prestige de l'aristocratie de par son logement (un château source de prestige), et par son nom; l’artiste, l’intellectuel, (le professeur?) peut bénéficier d’un prestige social élevé dans une société qui valorise la maîtrise d’une certaine culture, d’un mode de vie intellectuel le prêtre, l’imam, le rabbin peut bénéficier d’un prestige social élevé dans une société qui valorise la sainteté, les qualités morales…  Le médecin, l’infirmière, le psychologue… peut bénéficier de prestige social dans une société qui valorise l’engagement pour les autres, l’utilité sociale…  Le trader, le sportif de haut niveau… peut bénéficier d’un prestige social élevé dans une société qui valorise la réussite individuelle… et même d’un prestige plus grand qu’un rentier, héritier de la fortune de ses parents qui vit confortablement mais sans faire l’objet d’une admiration publique. Pour Weber, la hiérarchie des modes de vie fait l’objet de conflits d’ordre culturel…
  9. 9. Groupes de statuts dans une société ayant des valeurs spécifiques Artistes, professeurs d’université, cadres, sportifs de haut niveau, chefs religieux Professions nécessitant un niveau de diplôme moyen, groupes cherchant à imiter le style de vie des groupes ayant le plus de prestige Professions ne nécessitant pas de qualification (chauffeur de camion…), ayant des modes de vie, des pratiques culturelles peu valorisées Prestige social élevé Prestige social moyen Prestige social faible + - Bourdieu dit « les groupes de statuts se définissent moins par un avoir que par un être irréductible à leur avoir »
  10. 10. Partis politiques Dirigeants des partis politiques (ceux qui les conseillent, qui les influencent?) « les membres actifs », (Ceux qui parviennent à faire entendre leur revendication aux élus, sans pouvoir les influencer?) « les membres non actifs et les masses associées (électeurs et votants) ». Pouvoir politique élevé Pouvoir politique moyen Pouvoir politique faible + - Partis politiques: organisations constituées pour la recherche des suffrages
  11. 11. Hiérarchie économique Hiérarchie selon le pouvoir Hiérarchie selon le prestige  PDG d’une FMN  Un chef d’entreprise  Le maire d’une petite ville  Le président de la république  Le prix Nobel de la paix  Un groupe de rock qui débute 3) Ces 3 hiérarchies peuvent ne pas coïncider, la hiérarchie doit donc être analysée dans plusieurs dimensions pour connaître la place d’un individu ou d’un groupe. 4) Strates: plutôt continuité dans les 3 ordres que « polarisation » avec une vision plutôt ternaire (groupe privilégié, moyen, non privilégié) dans chacun des ordres… Hiérarchie de strates plutôt que conflits de classe
  12. 12. Lorsque Max Weber élabore cette notion de classes de possession, il a évidemment connaissance des écrits de Karl Marx sur les luttes de classes et les révolutions. Weber fait d'ailleurs nommément référence à Marx. Pour cette raison, Max Weber tient à préciser que les relations entre les classes de possession ne sont pas à elles seules « dynamiques », c'est-à-dire sources de conflits. La « classe possédante » peut côtoyer des individus des classes de possession moyennement privilégiées et non privilégiées sans que leurs relations soient conflictuelles. Il peut même exister des solidarités entre ces différentes classes de possession. Max Weber indique que dans les Etats du sud des États-Unis, le poor white trash (le blanc pauvre) était plus hostile aux Noirs qu'aux planteurs, les riches propriétaires terriens . Classes sociales », « groupes de statut », « partis » Une analyse systémique des stratifications sociales wébériennes Pierre MERLE, Professeur de sociologie ESPE de Bretagne et Université Européenne de Bretagne Conclusion A) B) : Une comparaison Marx/Weber Lien à faire avec la montée du vote FN chez les ouvriers depuis les années 80? L’ennemi n’est pas le patron, mais l’étranger au « style de vie » méprisable… « Le bruit et l’odeur » qui rendent fou le travailleur français,
  13. 13. Approche réaliste Approche nominaliste Auteurs emblématiques Marx Weber Tradition sociologique (individualisme ou holisme) Holiste (Les groupes sont plus que la somme des individus qui la composent) Individualisme méthodologique (les groupes ne sont que la somme des individus qui les composent) Type de hiérarchie (unidimensionnelle ou multidimensionnelle) Unidimensionnelle (La dimension économique détermine tout) Multidimensionnelle ( économique, de prestige social, politique) Conscience de classe (forte ou faible) Doit émerger progressivement à mesure que la polarisation de la société devient plus grande, les conflits économiques sont inéluctables … et souhaitables car ils permettront l’avénement d’une société nouvelle La mobilisation collective est une possibilité parmi d’autres, la conscience de classe n’est pas forte. Lire le prépa bac page 159 (à scanner:!), trouver les réponses du tableau et rédiger une petite synthèse opposant Marx et Weber sur l’analyse de la stratification sociale
  14. 14. C) Les prolongements contemporains des analyses de Marx et de Weber Page 160 1) La stratification de Warner dans les EU des années 30
  15. 15. 1) Warner repère 6 classes hiérarchisées. 2) Il s’agit d’une représentation plus ou moins pyramidale.
  16. 16. 3) Critères économiques (niveau de richesses, professions/statuts professionnels) mais aussi style de vie, rapport au travail, habitudes matrimoniales, de nationalité… 4) C’est une stratification multidimensionnelle, qui s’oppose à la vision marxiste de la société dans laquelle les individus sont « classés » en fonction de la place qu’ils occupent dans les rapports de production (salariés ou patrons).
  17. 17. 2) Les classes sociales selon Pierre Bourdieu Toutefois, pour repérer les classes sociales dans l’espace social, il s’appuie plus particulièrement sur la répartition entre capital économique et capital culturel. Bourdieu fait une sorte de synthèse de Marx et de Weber. Il reprend à Weber l’importance de la culture, du prestige… et adopte une approche multidimensionnelle. Il reprend à Marx les raisonnement avec des « capitaux », ce qui permet de penser l’accumulation, la transmission… qui peuvent s’additionner et donner à une représentation en termes de capital global. Capital culturel= degré de maîtrise de la culture légitime. Culture légitime: Savoirs, savoir-être… qui sont valorisés dans la société. Objectivable par des diplômes mais pas seulement.
  18. 18. Classes dominantes (ou supérieures) Classes dominées/ classes populaires Petite bourgeoisie, classe moyenne Doc 2 page 161
  19. 19. 3) La vision cosmographique de Mendras
  20. 20. A= Elite (3%) B = Constellation centrale (cadres, enseignants, ingénieurs…) (25%) C= Indépendants (15%) D= Constellation populaire: Ouvriers/employés (50%) E= Pauvreté (7%) 4) Vision cosmographique très différente de celle de Marx: continuité des positions sociales, les ouvriers considérés comme des « moyens », au-dessus d’une minorité de pauvres mal intégrés. Mot élite connoté très positivement (les meilleurs)… Nouveau paradigme: plus de luttes des classes mais la question sociale devient celle de « l’exclusion » , un minorité de personnes isolées et ne formant pas une classe sociale. 2) Différences de niveaux de revenus, de diplômes entre la constellation populaire et la constellation centrale… 3) Immense classe moyenne qui recouvre presque l’ensemble de la société… mais il n’y a presque plus personne ni en dessous ou ni au dessus donc cela n’a pas beaucoup de sens de parler de classe moyenne si presque tout le monde est moyen.
  21. 21. D) La nomenclature des PCS Professions et Catégories Socioprofessionnelles, regroupés en groupes socioprofessionnels. Page 162
  22. 22. Une classification élaborée par l’ 1) Le but est de classer l’ensemble de la population en un nombre restreint de grandes catégories présentant chacune une certaine homogénéité sociale. Autrement dit sont regroupés au sein d’une même catégorie les individus ayant des situations proches et des comportements et attitudes similaires. conditions de vie et place dans la hiérarchie sociale à peu près similaires, pratiques communes, goûts, opinions politiques relativement proches Insee = institut de la statistique et des études économiques 2) Le premier critère de classement de la nomenclature des PCS (Professions et catégories socio- professionnelles), c’est la profession. Ensuite les professions seront regroupées en CSP puis en groupe socioprofessionnels selon différents critères. Un niveau constitué de 497 professions. Ce niveau est le plus détaillé. Un niveau qui regroupe les différentes professions dans des catégories socio- professionnelles (CSP). 42 CSP dont 32 pour les actifs. Un niveau qui regroupe les différentes CSP dans des groupes socioprofessionnels. 8 groupes dont 6 pour les actifs.
  23. 23. Page 163
  24. 24. Groupes socioprofessionnels CSP 1. Agriculteurs exploitants 11. Agriculteurs exploitants sur petite exploitation 12. Agriculteurs exploitants sur moyenne exploitation 13. Agriculteurs exploitants sur grande exploitation 2. Artisans, commerçants, chefs d’entreprise 21. Artisans 22. Commerçants 23. Chefs d’entreprise de 10 salariés ou plus 3. Cadres et professions intellectuelles supérieures 31. Professions libérales 33. Cadres de la fonction publique 34. Professeurs, professions scientifiques 35. Professions de l’information, des arts et du spectacle 37. Cadres administratifs et commerciaux d’entreprise 38. Ingénieurs et cadres techniques d’entreprise 4. Professions intermédiaires 42. Instituteurs et assimilés 43. Professions intermédiaires de la santé et du travail social 44. Clergé et religieux 45. Professions intermédiaires administratives de la fonction publique 46. Professions intermédiaires administratives et commerciales des entreprises 47. Techniciens 48. Contremaîtres, agents de maîtrise 5. Employés 52. Employés civils et agents de service de la fonction publique 53. Policiers et militaires 54. Employés administratifs d’entreprise 55. Employés de commerce 56. Personnels de service direct aux particuliers 6. Ouvriers 62. Ouvriers qualifiés de type industriel 63. Ouvriers qualifiés de type artisanal 64. Chauffeurs 65. Ouvriers qualifiés de la manutention, du magasinage et du transport 67. Ouvriers non qualifiés de type industriel 68. Ouvriers non qualifiés de type artisanal 69. Ouvriers agricoles
  25. 25. Exemple 1 Groupe 1 Agriculteurs exploitants CSP 11 Agriculteurs exploitants sur petite exploitation CSP 12 Agriculteurs exploitants sur moyenne exploitation CSP 13 Agriculteurs exploitants sur grande exploitation Groupe socioprofessionnel Catégories socioprofessionnelles (CSP)
  26. 26. Que contiennent les CSP ? Les CSP regroupent des « familles de professions » qui elles-mêmes regroupent des métiers CSP 69 Métier de berger Marins pêcheurs et ouvriers de l’aquaculture (692a) Ouvriers de l’exploitation forestière ou de la sylviculture (691f) Ouvriers d’élevage (691b) Métier de garçon d’écurie CSP Professions Métiers … …
  27. 27. Hypothèse théorique centrale Les concepteurs de la nomenclature estiment que pour atteindre l’objectif d’homogénéité sociale, il faut classer les individus en fonction de leur situation professionnelle. L’hypothèse qui est faite est que des personnes qui ont la même profession ou des professions proches auront des conditions de vie proches, des pratiques communes, des goûts, des opinions politiques proches. De très nombreuses enquêtes dans des domaines très différents (consommation, pratiques culturelles, opinions politiques, revenus, exposition au chômage, espérance de vie, etc.) ont montré que partir de la situation professionnelle des individus permettait de former des groupes présentant une certaine homogénéité sociale, et que ce choix se révèle a priori meilleur que le simple niveau de revenu car on regrouperait des gens trop différents ayant le même revenu. L’idée forte est aussi que certaines professions procurent plus de « prestige » que d’autres, qu’il est plus prestigieux d’encadrer que d’exécuter… que certains professions sont des groupes de statuts à la Weber (Juge, professeurs, infirmières, avocats…)… Ainsi, un jeune juge qui en début de carrière gagne moins qu’un boucher charcutier … pourra être situé au-dessus de lui dans la hiérarchie des professions.
  28. 28. Quel est le critère commun aux professions des groupes socioprofessionnels 1 et 2 qui permet de les différencier des professions des autres groupes ou CSP (sauf quelques exceptions? Exemple de profession du groupe 1 Eleveurs d'herbivores sur moyenne exploitation Exemple de profession du groupe 2 Artisans coiffeurs, manucures, esthéticiens, de 0 à 9 salariés Comment les différentes professions sont-elles regroupées en CSP et groupes socioprofessionnels?
  29. 29. REPONSE Leur statut juridique est différent. Les indépendants ou non salariés possèdent leur entreprise, travaillent à leur compte et tirent leur revenu des bénéfices de leur entreprise. Salarié : un salarié est un individu qui vend sa capacité de travail à l’employeur qui détient les moyens de production contre une rémunération généralement fixe (le salaire), dans un cadre défini par un contrat de travail, qui marque la position subordonnée du salarié. Statut juridique Groupes 3 (sauf CSP 31), 4, 5 et 6 Salariés Groupes 1 et 2 + CSP 31 Indépendants
  30. 30. Quel est le critère qui permet de différencier les professions du groupe socioprofessionnel 1 des professions du groupe socioprofessionnel 2 ? Exemples de professions du groupe 1 Eleveurs d'herbivores sur moyenne exploitation Exemples de professions du groupe 2 Autres artisans de fabrication (horlogers, matériel de précision) Viticulteurs, arboriculteurs fruitiers, sur petite exploitation Petits et moyens détaillants en alimentation générale, de 0 à 9 salariés
  31. 31. Le secteur secondaire regroupe l'ensemble des activités consistant en une transformation plus ou moins élaborée des matières premières (industries manufacturières, construction). Ex : artisan horloger. REPONSE Leur secteur d’activité est différent. Le secteur primaire regroupe l'ensemble des activités dont la finalité consiste en une exploitation des ressources naturelles : agriculture, pêche, forêts, mines, gisements. Ex : Viticulteur ou éleveur. Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui va du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale. Ex : épicier. Secteur d’activité Groupe 2 Secondaire Groupe 1Primaire Tertiaire
  32. 32. Quel est le critère qui permet de différencier les professions du groupe socioprofessionnel 3 des professions du groupe socioprofessionnel 4 et des professions des groupes socioprofessionnels 5 et 6 ? Médecins hospitaliers sans activité libérale Infirmiers en soins généraux, salariés Cadres d'état- major administratifs, financiers, commerciaux des grandes entreprises Aides-soignants (de la fonction publique ou du secteur privé) Caissiers de magasin Ouvriers qualifiés divers de type industriel Groupe 3 Groupes 5 et 6 Groupe 4 Techniciens d'étude et de développement en informatique
  33. 33. Dans les organisations, à une qualification, est souvent associée une certaine place dans la hiérarchie de l’organisation. En général, plus la qualification requise par l’emploi occupé est élevée, plus la place dans la hiérarchie l’est également. Ainsi les cadres ont parfois des salariés sous leurs ordres. Ils ont donc une place élevée dans la hiérarchie de l’entreprise. Les membres des professions intermédiaires ont une place intermédiaire dans la hiérarchie : ils se trouvent entre les cadres et les employés et ouvriers. Les employés et les ouvriers sont au bas de la hiérarchie REPONSE Leur qualification. Qualification Groupe 4Moyenne Groupe 3Elevée Faible Groupes 5 et 6
  34. 34. Ne pas confondre qualification de l’emploi occupé et qualification de l’individu qui l’occupe (résumée en partie par le niveau de diplôme). Dans la nomenclature, le critère utilisé est celui de la qualification de l’emploi occupé et non du niveau de diplôme. Souvent, il y a une certaine adéquation entre les deux. Un emploi nécessitant une qualification élevée (cadre par exemple) est souvent occupé par un individu ayant un niveau de diplôme élevé (bac +5). Mais pas toujours ! On peut imaginer qu’un individu soit devenu cadre par des promotions successives alors qu’il a un niveau de diplôme peu élevé (par exemple seulement le bac). A l’inverse, on peut imaginer qu’un individu diplômé de l’enseignement supérieur (bac + 2) soit obligé d’occuper un emploi assez peu qualifié (employé).
  35. 35. Les diplômes obtenus selon le groupe socioprofessionnel Enquête emploi 2008, Insee. CPIS = cadres et professions intellectuelles ACCE = artisans, commerçants et chefs d'entreprise PI = professions intermédiaires
  36. 36. Quel est le critère qui permet de différencier les professions du groupe socioprofessionnel 5 des professions du groupe socioprofessionnel 6 ? Ouvriers qualifiés divers de type industriel Groupe 5 Auxiliaires de puériculture Secrétaires Vendeurs en habillement et articles de sport Conducteurs livreurs, coursiers (salariés) Ouvriers non qualifiés du gros œuvre du bâtiment Groupe 6
  37. 37. REPONSE Le type de tâches qu’ils effectuent. Type de tâches effectuées Groupe 6Tâches matérielles Groupe 5Tâches immatérielles Les ouvriers exercent plutôt des tâches matérielles : transformation de la matière, conduite d’engins de chantier ou de moyens de transport, etc. Les employés exercent plutôt des tâches immatérielles. Remarque : cette distinction n’est pas toujours opérante. Ainsi, certains ouvriers ont aujourd’hui pour tâche de surveiller des machines. Inversement, certains employés, comme dans la restauration rapide, exercent principalement des tâches manuelles : cuire et emballer des hamburgers par exemple.
  38. 38. Une CSP particulière au sein du groupe 3 : les professions libérales Exemples de professions de la CSP 31 qui regroupent les professions libérales Avocats Médecins libéraux généralistes Pharmaciens libéraux Exemples de professions classées dans d’autres CSP du groupe 3 Magistrats Professeurs agrégés et certifiés de l'enseignement secondaire Ingénieurs et cadres d'étude du bâtiment et des travaux publics Quelle est la différence principale entre les professions de la CSP 31 et les autres professions du groupe 3 ? Pourquoi les a-t-on pourtant mis ensemble dans ce groupe 3 ?
  39. 39. La principale différence est que les professions libérales ont le statut juridique d’indépendants alors que les autres professions du groupe 3 sont salariées. On les a pourtant mises ensemble dans le groupe 3 car les professions libérales partagent une caractéristique avec les autres professions du groupe 3 : elles nécessitent toutes une qualification élevée. Or, ce critère est essentiel pour construire un groupe homogène socialement. En effet, les membres des groupes composés uniquement d’indépendants (groupes 1 et 2) auraient peu de points communs avec les membres des professions libérales (par exemple en ce qui concerne les pratiques culturelles).
  40. 40. Nous connaissons donc à présent les cinq grands critères permettant de classer les professions et les CSP dans les différents groupes socioprofessionnels. 3 remarques importantes 1. Les professions libérales (indépendants fortement qualifiés) sont classées dans le groupe 3 pourtant composés majoritairement de salariés. Leur point commun est de partager un niveau de qualification. 2. Le niveau de diplôme (bien que souvent lié au niveau de qualification) n’est pas un critère de classification ! 3. Le niveau de revenu non plus ! Type de tâches effectuées Qualification + place dans la hiérarchie Secteur d’activité Statut juridique Pour distinguer les groupes de salariés Pour distinguer les groupes d’indépendants
  41. 41. Où sont classés les chômeurs ? Pour ceux qui ont déjà occupé un emploi. Dans le groupe auquel appartenait la dernière profession qu’ils ont occupée. Pour ceux qui n’ont jamais occupé un emploi. Dans une catégorie particulière : « chômeurs n’ayant jamais travaillé ».
  42. 42. Secteur primaire Groupe 2 Groupe 1 Population totale Retraités Autres personnes sans activité professionnelle INACTIFS Actif SALARIES NON SALARIES Secteur secondaire et tertiaire Très qualifiésMoyennement qualifiés Tâches immatérielles Tâches matérielles Groupe 6 Groupe 5 Groupe 4 Groupe 3 Peu qualifiés Les indépendants très qualifiés (CSP 31 : professions libérales) sont classés dans le groupe 3. Les indépendants moyennement qualifiés (exemple kinés ou infirmières libérales) sont classés dans le groupe 4.
  43. 43. Les groupes socioprofessionnels sont- ils des classes sociales (au sens de Marx? La nomenclature ne parle pas de classe sociale, puisque la logique est celle de catégories statistiques. Non, on ne peut pas dire cela complétement De plus, tous les regroupements ne sont pas construits autour d’une logique hiérarchique, encore moins d’exploitation. Par exemple, on trouve des membres des catégories dominantes de la société à la fois dans les groupes 1, 2 et 3. Enfin, certaines catégories sont relativement hétérogènes du point de vue de la place que leurs membres occupent dans la hiérarchie sociale (économique, prestige, pouvoir). Par exemple, dans le groupe 3, on trouve des chirurgiens et des professeurs de lycée avec des niveaux de revenus particulièrement différents !
  44. 44. Les groupes socioprofessionnels sont-ils des classes sociales ? MAIS La logique sous-jacente renvoie plutôt à des différenciations entre ensembles définis par la place qu’ils occupent dans la structure professionnelle qu’à des classements selon des échelles continues. Les concepteurs se sont fondés sur les conventions collectives et donc prennent en compte la conscience collective portée par les groupes socioprofessionnels. Donc on y retrouve un peu la dimension réaliste de l’analyse marxiste.
  45. 45. Agriculteurs exploitants Artisans, commerçants, chefs d’entreprise de plus de 10 salariés CPIS Professions intermédiaires E:mployés Ouvriers CATEGORIES DOMINANTES : on y inclut les chefs d’entreprises de plus de 10 salariés. On pourrait y inclure aussi les agriculteurs exploitants sur très grosse exploitation Environ 10% CLASSES MOYENNES : On pourrait y inclure aussi les artisans et commerçants ainsi que certains agriculteurs. La frange inférieure des CPIS comme les professeurs du secondaire sont incluses ici ainsi que la frange supérieure des employés. On pourrait aussi y inclure certains ouvriers qualifiés. Environ 35% CLASSES POPULAIRES : inclut la majorité des employés et ouvriers Environ 45%
  46. 46. III) La dynamique de la structure sociale A) Des frontières de classes moins nettes 1) Une moyennisation de la structure sociale telle qu’on l’observe à travers la nomenclature des PCS de l’INSEE?
  47. 47. 2) Les professions intermédiaires: peuvent être considérées sociologiquement comme LA CLASSE MOYENNE. En effet, on regroupe les catégories sociales intermédiaires entre les salariés de direction et d’encadrement (cadres supérieurs) et les salariés d’exécution (ouvriers, employés) auxquels ont ajoute les artisans et les petits commerçants. On obtient alors près de 30% de la population 4) Moyennisation si augmentation du nombre d’individus ayant des positions intermédiaires dans les organisations de production… c’est l’inverse de la polarisation! 3) Causes: progrès technique, spécialisation dans la mondialisation… et hausse de la qualification des emplois… permise par la hausse de la qualification des personnes.
  48. 48. Le Credoc le dit lui-même: Retenir le revenu comme unique élément discriminant de la hiérarchie sociale est forcément réducteur… Pour le Credoc, font partie des classes moyennes tous les ménages dont les revenus se situent entre 0,75 fois 1,5 fois le revenu médian. 2) Une augmentation du poids des moyennement riches? D’après la définition de classes moyennes retenue par le CREDOC, on observe aussi une moyennisation de la société. Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie
  49. 49. Les classes moyennes d’après le CREDOC
  50. 50. … fait que les moyennement riches deviennent majoritaires Selon les définitions économiques que l’on donne à la classe moyenne, on constate qu’environ la moitié de la population en fait partie ET que le poids de ce groupe est en augmentation.
  51. 51. 3) Baisse du sentiment subjectif d’appartenir à une classe…
  52. 52. Lorsqu’on demande à un échantillon représentatif de la population de se classer selon une typologie pré-établie, seuls 5% déclarent être « aisés » ou « privilégiés » ; 21% disent appartenir aux « classes populaires » et 6% déclarent être « défavorisés » ; globalement, 66% disent appartenir aux « classes moyennes »
  53. 53. … en importance du sentiment d’appartenir aux classes moyennes
  54. 54. Sentiment d’appartenir à la classe moyenne: 62% des individus ont le sentiment d’appartenir à la classe moyenne (44+22=66) Sentiment d’appartenir à la classe moyenne très fort chez les 20% les riches!: 79% des individus appartenant aux 20% les plus riches ont le sentiment s’appartenir à la classe moyenne (29+50=79) Sentiment d’appartenir à la classe moyenne inférieure quasiment identiquement partagé dans les 3 groupes observés!: 44% de l’ensemble de la population, 29% des individus appartenant aux 20% les plus riches et 36% de des individus appartenant aux 20% les plus pauvres ont le sentiment s’appartenir à la classe moyenne inférieure! « Presque tout le monde se sent moyen! »
  55. 55. Conclusion III) A ) 1) Moyennisation de la structure sociale? Définition sociologique:  Hausse du poids des groupes socioprofessionnels identifiés comme moyens/intermédiaires Définition économique:  Hausse du poids des groupes moyennement riches (proches du niveau de vie médian) Définition subjective: Hausse du poids des groupes d’individus qui se sentent appartenir aux classes moyennes
  56. 56. Doc 3 page 165 III) A) 2) Un rapprochement des modes de vie et des pratiques culturelles? 1) En 2012, pratiquement 100% des ménages possèdent une télévision 2) L’équipement en microordinateurs n’est pas totalement démocratisé (25% des ménages ne sont pas équipés) 3) Rapprochement des modes de vie… Il n’y a que quelques années de décalages (baisses de prix, hausse des revenus…) 4) Taille du logement!
  57. 57. Malgré des différences (inégalités?), l’accès à une culture (des cultures?) véhiculées par les nouveaux médias semble largement ouvert à tous… Rapprochement des modes de vie? Des goûts? On regarde tous des séries télé! Remarque: Cadres et Ouvriers ne regardent pas les mêmes chaînes, les mêmes séries télé, ne surfent pas sur les mêmes sites… L’accroissement de la diversité de l’offre médiatique peu même avoir tendance à renforcer des différences. EX: « les climato-sceptiques » républicains encore plus climato-sceptiques en aujourd’hui qu’au début des années 2000 et alors que les démocrates sont eux au contraire encore plus convaincus de l’effet de l’activité de l’homme sur le climat Net: produit de la divergence par une tendance à consultation plus fréquente des sites qui confirment nos opinions!
  58. 58. Doc A : L« omnivorité », nouveau critère de distinction sociale « La sociologie du goût demeure [...] fortement imprégnée du concept de légitimité culturelle [...]: le goût dominant est le goût des classes dominantes. [...] Pourtant, cette conception de la stratification sociale des styles de vie se heurte à quelques évidences empiriques qui imposent [...] de rompre avec cette vision d'une culture dominante unifiée par la vénération des œuvres de la culture savante. Il semble en effet aujourd'hui que le style de vie des classes supérieures se caractérise moins par la légitimité culturelle des préférences et des habitudes que par l'éclectisme des goûts et des pratiques. [...] À la fin des années 1980, l'idée se fit jour que le comportement culturel des élites se caractérisait au moins autant par la familiarité avec les arts savants que par la diversité des pratiques. [...] Cette observation donne naissance à l'hypothèse omnivore/ univore. [...] Selon ce modèle, les membres des classes supérieures se caractérisent avant tout par l'éclectisme de leurs comportements à l'égard de la culture (omnivorousness), là où les membres des classes populaires manifestent des habitudes et des préférences nettement plus exclusives (univorousness). Autrement dit, alors que l'appartenance aux classes supérieures se traduirait, selon cette hypothèse, par une aptitude particulière à la transgression des frontières sociales et culturelles entre les genres musicaux, cinématographiques, littéraires, etc., mais aussi entre les catégories de pratiques (loisirs culturels au sens strict, médias, sport, bricolage, jardinage, tourisme), l'appartenance aux classes populaires impliquerait l'enfermement dans un répertoire limité de pratiques, produits d'une culture de masse. » Que des individus écoutent à la fois Bach, Youssou N’Dour, La Rumeur et Alain Bashung est moins le signe d’une époque où tout se vaudrait que la manifestation de la capacité des classes supérieures à s’encanailler en cumulant culture légitime et incursions mesurées au sein de la culture populaire. Comme le disait le sociologue australien Tony Bennett, « avoir mauvais goût, c’est cool… quand on va à l’opéra  ». A Philippe Coulangeon, « Classes sociales, pratiques culturelles et styles de vie: le modèle de la distinction est-il (vraiment) obsolète? », Sociologie et sociétés, vol. 36, n° 1, 2004 Questions 1) Qui sont les « omnivores »? Qui sont les « univores »? 2) Qu’est-ce que la théorie de la légitimité culturelle? 3) Selon l’auteur, cette théorie a-t-elle toujours la même validité aujourd’hui? 4) Expliquez la phrase soulignée
  59. 59. Questions 1) Qui sont les « omnivores »? Qui sont les « univores »? Omnivores= dont les pratiques culturelles sont très diversifiées, légitimes et illégitimes Univores= dont les pratiques culturelles sont peu diversifiées 2) Qu’est-ce que la théorie de la légitimité culturelle? Bourdieu: les pratiques culturelles des classes dominantes sont perçues comme meilleures, plus légitimes (opéra, golf, musique classique…)… plus nobles, plus distinguées 3) Selon l’auteur, cette théorie a-t-elle toujours la même validité aujourd’hui? Pas tout à fait: les classes dominantes adopteraient aussi des pratiques moins légitimes (les pratiques légitimes ne sont plus toujours majoritaires, même chez les dominants…)… mais il reste une hiérarchie, les pratiques légitimes restent peu partagées et l’omnivorité devient « la nouvelle norme culturelle légitime » 4) Expliquez la phrase soulignée Sinon, avoir mauvais goût, c’est la honte… Il reste donc une hiérarchie des pratiques culturelles, malgré leur diversification… qui symbolise une des formes de la moyennisation
  60. 60. L’homme pluriel= individu dont les pratiques culturelles sont empruntées à des milieux sociaux très différents. Moyennisation conduirait à la multiplication des profils « dissonants » Mobilité sociale intergénérationnelle produit « des individus porteurs de systèmes culturels différents ». La multiplicité des rôles sociaux joués par un individu, souvent des contextes sociaux très différents, le conduit à intérioriser des normes et des valeurs parfois contradictoires et à s’en accommoder…
  61. 61. III) A) 3) Nouveaux clivages entre stables et précaires difficiles à inscrire dans une logique de lutte des classes Les emplois précaires touchent surtout les jeunes… mais avec le temps, en moyenne, la situation s’améliore. Ces inégalités ne peuvent pas tellement mobiliser des groupes, les jeunes ne forment pas une classe… et les inégalités touchent les catégories et non pas les générations, la meilleure façon de voir son sort s’améliorer, c’est … d’attendre que le temps passe..
  62. 62. Conclusion III) A) 1) 2) 3) Page 165 1) Baisse des inégalités éducatives, des échelles de salaires moins catégorisées, la (très relative) démocratisation de l’accès aux marchés financiers (tous actionnaires?), le développement d’une culture moyennisée (tout le monde s’habille en jean…)… et le titre: affaiblissement de la conscience de classe? 2) Moins d’inégalités éco… est-ce la fin de l’exploitation économique? Moins d’inégalités éducatives? Est-ce la fin de la domination culturelle? Tous des intellectuels??? 3) Fin de la hiérarchie des styles de vie (vestimentaire, des goûts…) Il est bon de savoir que Chauvel observe plutôt la possibilité d’un retour des classes
  63. 63. B) Le retour des classes sociales? 1) L’affaiblissement de la conscience de classe propice aux retour des classes? 1) Comparez la position de la France et des Etats-Unis en 2000. 2) Cette analyse de Louis Chauvel remet-elle en cause le constat de la moyennisation de la société française ?
  64. 64. 2) Le maintien de frontières entre les groupes sociaux De fortes inégalités scolaires entre cadres et ouvriers
  65. 65. Lire de bas en haut … qui explique l’importance de la reproduction sociale. Il n’est pas si fréquent de « quitter » son groupe social de naissance, les frontières ne sont pas si « poreuses ».
  66. 66. 2) Le maintien d’une assez forte homogamie La vie conjugale a tendance à renforcer les inégalités économiques et culturelles car on observe de nos jours encore une forte tendance à l’homogamie… ce qui révèle l’existence de frontières entre les groupes… Seuls 4% des hommes bac+5 vivent en couple avec une femme sans diplôme.
  67. 67. 3) Une tendance à la remontée des inégalités économiques?
  68. 68. Remontée des inégalités de patrimoine?
  69. 69. Une augmentation des inégalités en termes de patrimoine immobilier?
  70. 70. Une augmentation des inégalités en termes de patrimoine immobilier?
  71. 71. « Lorsque le taux de rendement du capital dépasse significativement le taux de croissance cela implique mécaniquement que les patrimoines issus du passé se recapitalisent plus vite que le rythme de progression de la production et des revenus. Il suffît donc aux héritiers d’épargner une part limitée des revenus de leur capital pour que ce dernier s’accroisse plus vite que l’économie dans son ensemble. Dans ces conditions, il est presque inévitable que les patrimoines hérités dominent largement les patrimoines constitués au cours d’une vie de travail, et que la concentration du capital atteigne des niveaux extrêmement élevés, et potentiellement incompatibles avec les valeurs méritocratiques et les principes de justice sociale qui sont au fondement de nos sociétés démocratiques modernes. (…) » Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle, Seuil, coll. « Les Livres du Nouveau Monde », 2013  Du fait du niveau important des inégalités de patrimoine et de la faible croissance économique, Piketty suppose qu’il sera de plus en plus de « rattraper » les héritiers , même pour ceux qui obtiendraient les revenus du travail les plus élevés. Ces héritiers pourraient progressivement former une classe sociale très fermée, à laquelle on n’accède que par le mariage!
  72. 72. + doc 4 page 167: la grande bourgeoisie toujours là!
  73. 73. Le dilemme de Rastignac: Dans « Le père Goriot » de Balzac, Vautrin démontre à Rastignac que même en faisant les études de droit les plus brillantes et même en occupant les emplois les mieux rémunérés de son époque, il n’atteindra que des revenus médiocres en comparaison des rentes qu’il toucherait s’il épousait une riche héritière. Le dilemme est donc le suivant: travailler ou épouser une riche héritière?

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