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Chapitre 4 cultures politiques et socialisation politique 2017-2018

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Chapitre 4 cultures politiques et socialisation politique 2017-2018

  1. 1. Chapitre 4 : Quelle est l’influence de la culture politique sur les attitudes politiques? Intro: définir des concepts très proches les uns des autres Notions: Culture politique, socialisation politique, comportements politiques.
  2. 2. 1) 2) pas autonome= difficile à isoler comme un élément spécifique de la culture; pas unique= elle peut varier d’une société à une autre; pas homogène= il peut y avoir des différences de normes et de croyances politiques au sein d’une même société (mais qui restent compatibles entre elles). Exemple: le rapport au rôle que doit jouer le pouvoir politique dans la régulation de l’économie diffère entre la gauche et la droite 3) Pouvoir légitime = dont on ne conteste pas le droit à gouverner. Oui, la fonction de la culture politique est de produire un consentement global, dominant, sur la répartition du pouvoir (ou des pouvoirs) entre les différents individus ou groupes qui détiennent du pouvoir. Page 56
  3. 3.  L’expression « attitudes politiques » est au pluriel, sous-entendant que les attitudes politiques peuvent varier d’un individu à un autre au sein d’un même groupe.  Le mot culture est au singulier, supposant que pour une société donnée, à un moment donné, il n’existe qu’une seule culture politique dominante.  Consensus global sur les règles politiques  Ensemble des croyances et valeurs acquises par un individu , qui oriente ses opinions politiques et ses comportements politiques  Ensemble des croyances et valeurs partagées au sein d’un groupe (collectivité, société) concernant la vie en société et le rôle des activités politiques. Quelle est l’influence de la culture politique sur les attitudes politiques?  durables, dans le sens peu voire jamais remises en questions par les individus, elles s’imposent comme des évidences.
  4. 4.  Comme la socialisation, c’est un processus, mais uniquement pour ce qui concerne l’intériorisation de la culture politique, la construction de l’identité politique (être de gauche ou de droite?) l’apprentissage des comportements politiques, acquisitions de connaissances concrètes sur la vie politique…  Il s’agit d’actes, de comportements politiques « observables » (voter, discuter politique en famille, adhérer à un parti…) des individus.  Le pluriel de la définition sous-entend qu’au sein d’une même société, il peut y avoir une diversité d’attitudes politiques qui déboucheront sur une diversité de comportements politiques.
  5. 5. Question du chapitre: Quelle est l’influence de la culture politique sur les attitudes politiques? En simplifiant, la question que l’on va se poser est la suivante:  Quelle est l’influence de la société (de l’ensemble des interactions sociales) sur la construction des attitudes politiques des individus? Qu’est-ce que la sociologie a à dire sur les attitudes politiques, sur leur construction, leurs transmissions, sur le fait que ces transmissions ne jamais certaines… Comment s’opère la socialisation politique? Quel est son contenu? (Quelles normes? Quelles valeurs?) Comment s’opère-t-elle (avec quels agents? Avec quel degré de transmission mécanique?) Cela va impliquer de répondre à quelques questions classiques en sociologie:  Comment expliquer la diversité des attitudes politiques au sein d’une même société ?  Quelle place laisse la culture politique dominante à des attitudes politiques diverses en fonction des groupes et des sociétés?  Comment expliquer la diversité des cultures politiques entre les sociétés?
  6. 6. 2) Quelles sont les particularités de la culture politique des sociétés esquimaudes par rapport aux nôtres ? A) La culture politique dans les sociétés traditionnelles I) La diversité des cultures politiques Absence d’une sphère politique distincte des autres sphères de la vie sociale: pas de chef (car tous peuvent imposer le respect de la loi), pas de juge (car tous jugent)… Il n’y a pas d’Etat, càd pas d’instance ayant le monopole de la violence légitime. Dans les sociétés traditionnelles, le tabou de la violence est donc moins ancré, le droit à la vendetta étant même parfois une obligation morale de laver l’honneur de la famille. L’apparition d’un Etat dans ces sociétés se heurtent parfois à de grandes résistances culturelles… Bonne lecture (Chronique d’une mort annoncée, Garbriel Garcia Marquez) 1) Qui exerce le pouvoir politique dans la société esquimaude? La société toute entière, donc personne en particulier
  7. 7. Gabriel Almond et Sidney Verba mènent une enquête comparative, The Civic Culture (1963), entre 1959 et 1960 dans cinq pays (Allemagne, Grande-Bretagne, États-Unis, Italie et Mexique), sur la base d’échantillons nationaux d’un millier d’individus représentatifs de la population adulte. Elle porte sur les conditions de stabilité d’un régime démocratique, appréhendées à travers la notion de « culture politique ». Pour eux, les attitudes des citoyens à l’égard des structures et processus politiques, et de leur propre rôle comme acteur politique, sont centrales. Le facteur clé de la participation politique est la « compétence politique subjective », mesurée à l’aide de séries de questions. Gabriel Almond Sidney Verba B) La culture politique dans les démocraties
  8. 8. Des questions posées permettent de repérer la perception qu’ont les personnes sondées de leur capacité à influencer le gouvernement : confrontées à une réglementation injuste, d’abord au niveau national, puis au niveau local, que pourraient-elles faire (mobiliser les autres, protester, voter contre, prendre des contacts, etc.), avec quelles chances de succès, et dans quelle mesure seraient-elles prêtes à agir ? Le citoyen « démocratique », le plus susceptible de participer et de soutenir le système démocratique, est le citoyen subjectivement compétent, qui a confiance en lui et en ses capacités d’action. Ainsi 77 % des Américains et 78 % des Britanniques, contre 62 % des Allemands et la moitié des Mexicains et des Italiens, sont prêts à se mobiliser contre une loi injuste. La proportion de ceux qui croient pouvoir influencer le gouvernement local ou national obéit à la même logique (respectivement 67 %, 57 %, 33 %, 33 % et 25 %).
  9. 9. Document B : La culture civique : les fondements culturels de la démocratie Pour Almond et Verba, dans The Civic Culture (1963), la « culture civique » est définie comme les fondements culturels de la démocratie, assurant la cohérence et la permanence du système. [...] Almond et Verba distinguent ensuite trois modes de culture politique : une culture politique « paroissiale » liée à des structures traditionnelles décentralisées ; une culture politique de sujétion, c'est-à-dire centralisée et autoritaire ; une culture politique de participation, propre au régime démocratique. La corrélation entre type de culture et système politique permet de comprendre sa stabilité - ou son instabilité - même si les trois types ne sont pas purs et exclusifs les uns des autres. La culture civique « idéale » est même un assemblage des trois permettant le fonctionnement harmonieux du système. L'enquête d'Almond et de Verba porte sur cinq pays (Allemagne, États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Mexique) et a pour objet d'observer les variations des dimensions de la culture civique entre eux. [...] L'Allemagne connaîtrait ainsi une culture de sujétion fondée sur la passivité des citoyens, fruit de la tradition prussienne de soumission et du désenchantement provoqué par l'expérience nationale-socialiste. Les États-Unis auraient une culture de participation, le citoyen étant actif politiquement. [...] On perçoit, à travers ces exemples, le risque de reproduire simplement les clichés sur les tempéraments supposés des peuples, du conformisme allemand à l'esprit de défiance des Britanniques en passant par l'inconscience des Italiens, etc. [...] [Par ailleurs], il est possible d'isoler au sein des « cultures nationales » des « sous cultures », locales ou régionales, mais aussi sociales [que l'analyse d'Almond et de Verba ne prend pas en compte], Dominique CHAGNOLLAUD, Science politique coll. Cours, 7e édition, Dalloz, 2010 Culture paroissiale Culture de sujétion Culture de participation Caractéristiques Identification politique restreinte à l'horizon local : faible intérêt pour la vie politique nationale, éloignée, peu connue, voire illégitime. Passivité, déférence, voire soumission totale à l'égard du pouvoir politique Citoyens supposés actifs, compétents et critiques, pluralisme politique. Système politique Traditionnel, décentralisé Autoritaire, centralisé. Démocratique.
  10. 10. 1) Que recouvre la notion de « culture civique » pour Almond et Verba ? Culture civique= culture politique (des citoyens) des sociétés démocratiques C’est un ensemble de normes et valeurs qui garantit la stabilité des systèmes politiques démocratiques 2) Pourquoi peut-on parler diversité des cultures civiques? Dans les sociétés démo, la culture politique peut être analysée dans 3 dimensions différentes:  La dimension paroissiale: qui illustre l’attachement des citoyens à des questions locales  La dimension de sujétion (sujet passif): qui illustre la tendance à l’obéissance  La dimension participative: qui illustre la tendance des individus à s’engager activement  Dans chaque culture civique, le poids de chacune de ces dimensions peut être différent d’où diversité. 3) Quel est l'apport de cette analyse et quelles critiques peut-on lui adresser ? Cette approche offre une explication à la diversité des systèmes politiques, par exemple les différences entre les équilibres entre pouvoirs exécutifs et législatifs, pouvoirs centraux et locaux, les modes de scrutins… Toutefois: • On observe une diversité de cultures politiques (sociales/régionales) au sein d’une même société. • On peut se demander s’il est pertinent de distinguer la culture politique des autres dimensions de la culture ? • Cette approche a une dimension évolutionniste critiquable … qui situe les EU (pays d’origine des chercheurs) comme un modèle et le but à atteindre.
  11. 11. II) La diversités des attitudes politiques au sein d’une même société A) Le clivage gauche/droite 1) Les principales dimensions du clivage gauche droite
  12. 12. 2. – Libéralisme économique : doctrine selon laquelle les activités économiques doivent être orientées par la concurrence et régulées par les mécanismes du marché (rôle minimal de l’État). – Libéralisme culturel : système de valeurs qui défend l’autonomie et l’épanouissement de l’individu. 3. Consensus croissant sur le modèle de l’« économie sociale de marché » et sur certaines questions de société.
  13. 13. 2) Le positionnement des individus par rapport au clivage gauche/droite Doc A
  14. 14. 1) En quoi les résultats de l’enquête sur l’auto- positionnement des français sur une échelle gauche-droite révèlent-ils les limites ces concepts pour étudier l’identification politique ?  Importance du refus de se positionner sur cette échelle (autour d’1/3 des personnes interrogées  Décalage entre la perception d’être très à gauche et très à droite et les résultats aux élections de partis présentés par les médias et leurs adversaires politiques comme d’extrême gauche ou d’extrême droite.
  15. 15. Doc B
  16. 16. 2) Comment se différencient les opinions politiques sur le plan économique selon l’autopositionnement sur une échelle gauche-droite. Le clivage gauche – droite se structure en effet d’une part autour de la dimension économique avec une minorité seulement (40%) de la gauche en accord avec le fait que « les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment » contre une nette majorité de la droite (75%). La différence (35 points) est du même ordre quant à la nécessité de plus de liberté pour les entreprises. Les préférences sur les enjeux économiques polarisent toujours la droite et la gauche bien que l’intensité de cette polarisation ait diminué. Les indices d’un clivage interne à la gauche sur la dimension économique apparaissent de ce point de vue assez nettement. Sur la dimension économique, le centre et les non- alignés semblent globalement plus proches de la droite que de la gauche.
  17. 17. 3) Comment se différencient les opinions politiques sur le plan culturel selon l’autopositionnement sur une échelle gauche-droite. En termes de libéralisme culturel, l’intensité du clivage gauche – droite est extrêmement variable. De fait, celui-ci repose actuellement de manière prépondérante sur la question migratoire. Le fait qu’il y ait trop d’immigrés en France est contesté par les deux tiers des sympathisants de gauche alors même qu’à droite, ce constat recueille l’adhésion des trois quarts des personnes interrogées. La dimension autoritaire apparaît à l’inverse nettement moins structurante. Tant le sentiment d’insécurité que l’acceptation de la peine de mort font apparaître des nuances plutôt que des contrastes. Incontestablement, l’anxiété sécuritaire et l’autoritarisme sont plus présentes à droite mais les écarts sont moins importants (respectivement 25 et 18 points). Enfin, une convergence assez générale des électorats se retrouve sur la question stricto sensu des mœurs abordés à partir de l’acceptation de l’homosexualité. Celle-ci dépasse les 70% quelles que soient les positions politiques et l’écart entre les positions est relativement faible. Ainsi, en termes de valeurs, le clivage gauche droite s’articule principalement, d’une part autour de la question migratoire dans le cadre plus général de l’acceptation de la diversité et, d’autre part, autour du libéralisme économique.
  18. 18. 4) Qui se situe à Gauche? Qui se situe à Droite? Doc C
  19. 19. Les très à gauche sont d’abord des hommes plus que des femmes, plutôt plus diplômés qu’en moyenne, plus souvent jeunes (moins de 50 ans) et fortement présents dans le secteur public et dans la fonction publique, parmi les enseignants et les professions intermédiaires. Les à gauche, parmi lesquels les femmes sont un peu plus nombreuses que les hommes, appartiennent aussi davantage aux tranches d’âge les moins élevées, exercent plus souvent un emploi public. Les au centre comptent, comme les à droite, une proportion plus importante de tranches d’âge élevées (plus de 50 ans), d’artisans et commerçants ou de cadres supérieurs et de membres des professions libérales, toutefois plus présents encore à droite. En prenant en compte le statut professionnel des personnes interrogées et en regroupant en trois grandes classes : salariés du privé, salariés du public et indépendants, on observe que la part des salariés du privé est à peu près la même quelque soit le classement politique. En revanche la différence s’établit entre une gauche plus présente dans le public et un centre et une droite, beaucoup mieux représentés parmi les indépendants. La masculinité, associée aux déclarations de choix politiques les plus tranchés, caractérise les très à droite comme les très à gauche. En revanche, les premiers sont beaucoup moins diplômés et peu présents parmi les plus jeunes (18-24 ans). Ils se retrouvent très peu parmi les enseignants ou les étudiants et plus facilement chez les artisans et commerçants. La catégorie la plus nombreuse, celle des ni à droite ni à gauche est moins souvent identifiée que les précédentes. Plutôt féminine, peu diplômée, mieux représentée parmi les jeunes, se rapprochant de la gauche par sa présence dans l’emploi public, elle comprend une forte proportion de catégories populaires (ouvriers et employés font ce (non) choix à près de 40%). 4) Qui se situe à Gauche? Qui se situe à Droite?
  20. 20. 1. Le changement des structures sociales et l’évolution des valeurs atténuent le clivage gauche-droite (société plus tolérante et plus permissive, plus individualiste ; exode rural et urbanisation ; déclin de la classe ouvrière ; brouillage des classes sociales ; mobilité sociale et géographique ; élévation du niveau d’instruction, etc.) tendent à homogénéiser la société française. 2. Plusieurs clivages traversent les deux camps, sans se superposer. Les systèmes de valeurs des individus ne sont donc pas nécessairement homogènes. 3. Le clivage gauche-droite s’atténue, mais sans disparaître (cf. documents 1 à 3).
  21. 21. B) L’identification partisane
  22. 22. 1. « Paradigme de Michigan » : le citoyen américain des années 1950 hériterait très tôt d’une loyauté partisane, d’un profond attachement affectif à l’un des deux grands partis. Cette « identification partisane» explique la stabilité du vote. 2. L’identification partisane s’explique par le rôle déterminant joué par la famille et l’environnement social dans la socialisation politique : la socialisation primaire contribue à la formation durable d’attitudes politiques. 3. La montée du « nomadisme électoral » semble affaiblir ce modèle. La « mobilité » des électeurs (changement de vote d’un scrutin à l’autre) manifesterait leur émancipation des liens partisans ou du clivage gauche-droite : se déterminant par rapport aux enjeux du moment, ils seraient plus autonomes et plus imprévisibles. 4. La crise des identités partisanes et l’affaiblissement de l’hérédité politique s’expliquent par des facteurs structurels : passage à une société « postindustrielle » (tertiarisation, désindustrialisation), hausse des valeurs « postmatérialistes », individualistes, hédonistes et antiautoritaires (Inglehart), apparition de nouveaux enjeux (féminisme, environnement, etc.). Plus instruits, mieux informés, plus contestataires, les citoyens se seraient affranchis des clivages traditionnels.
  23. 23. Doc D : Qu’est-ce que la socialisation politique On ne peut pas séparer la socialisation politique, acquisition d’attitudes, de connaissances et de préférences sur la politique, des processus généraux de formation des croyances concernant l’existence, les relations avec autrui, les hiérarchies sociales et les règles du comportement, voire la signification morale ou religieuse des actes. Il est par exemple bien établi que l’appartenance à une famille de catholiques pratiquants a des incidences sur l’ensemble des comportements (économiques, culturels, associatifs, etc.), et en particulier - mais non exclusivement - sur les opinions et les attitudes politiques. C’est donc à partir d’expériences qui, pour la plupart, ne sont pas expressément « politiques » -ni présentées comme telles- que l’enfant acquiert des attitudes et une connaissance des règles qui structurent progressivement le comportement qu’il adoptera ultérieurement dans des situations « politiques » ; « certaines pratiques sociales, la pratique religieuse par exemple, peuvent, dans certains cas, jouer un rôle plus important dans la socialisation politique que des événements plus étroitement politiques ». Pour autant, il est affronté à la perception d’un ordre particulier d’activités que les adultes, autour de lui, désignent comme « la politique » ; perception très différente selon les familles et les groupes auxquels il appartient. Il apparaît d’abord que la référence à « la politique » est chargée d’une dimension affective très forte mais très différenciée. Dans certains pays, les enfants expriment généralement leur confiance dans les institutions et les rôles politiques, les gouvernants et les partis (même s'ils ne les identifient que très confusément) ; c’est le cas de la Grande-Bretagne, de la Norvège ou des États-Unis, pays où se manifestait dans les années 1960 un fort attachement affectif au président et aux symboles de la communauté politique (le drapeau notamment). Dans d’autres pays, comme la France, les enfants - surtout les adolescents - expriment plutôt leur méfiance, voire leur hostilité, à l’égard des gouvernants et des partis politiques. Tout se passe donc comme si les enfants reprenaient à leur compte les sentiments dominants des adultes, présumés caractéristiques de « cultures » nationales. Sociologie politique 6ème édition, Jacques Lagroye, Bastien François, Frédéric Sawicki, Presses de Sciences Po et Dalloz 1) Quel est le contenu de la socialisation politique ? 2) La socialisation politique passe-t-elle exclusivement par des expériences politiques? 3) Expliquez la phrase soulignée C) La socialisation politique
  24. 24. Doc E: Expression d’une proximité idéologique, intérêt pour la politique, connaissance du politique selon le groupe social des enfants (13-18 ans), France(en %) Profession du père Expression d’une proximité idéologique * Fort intérêt pour la politique Bonne connaissance du politique Agriculteur 69 20 36 Cadre supérieur 75 36 39 Enseignants 83 50 48 Ouvrier 74 18 37 Paradoxe apparent : des adolescents d’origine sociale différente, bien que très généralement capables d’indiquer une préférence idéologique et disposant de connaissances qui ne sont pas négligeables, déclarent un intérêt très inégal pour cet ordre d’activités. C’est que l’« intérêt pour la politique » varie principalement en fonction de leur sentiment de compétence, c’est-à-dire de leur aptitude - ressentie, reconnue, approuvée par leur entourage - à maîtriser les catégories légitimes du politique, à comprendre et à reproduire les discours autorisés (ceux qu’ils entendent à la télévision, qu’ils lisent éventuellement dans les journaux, que leurs professeurs attendent d'eux). Ne pas parler de politique, ne pas s’y intéresser, c’est manifester que le seul accès reconnu à cet ordre d’activités est l’acquisition d’un type particulier de connaissances, de croyances et d’attitudes dont les groupes défavorisés sont généralement écartés et se sentent exclus - type particulier que l’on aura aisément identifié à ce qui était désigné précédemment comme la « culture politique des élites » 1) Comment expliquer les écarts d’intérêt fort pour la politique en fonction des groupes sociaux ?
  25. 25. Doc F: Distribution des préférences idéologiques des enfants français (13-18 ans) selon le degré d’homogénéité des préférences idéologiques des parents (en %) Sans réponse Gauche Centre Droite Effectifs Deux parents de gauche 15 59 23 3 179 Père de gauche, mère de droite ou du « centre » 27 34 25 14 119 Père de droite, mère de gauche ou du « centre » 27 31 29 13 110 Deux parents de droite 19 13 22 46 186 1) Quels sont les effets de la cohérence des opinions politiques des parents sur la transmission des préférences idéologiques? La cohérence et la visibilité des choix des parents renforcent cette tendance à la transmission. • 59 % des enfants ayant deux parents de gauche se déclarent favorables à la gauche et ils ne sont que 3% à se dire de droite! • 46 % des enfants ayant deux parents de droite se déclarent favorables à la droite et ils ne sont que 13% à se dire de de gauche! • Le pourcentage des sans réponse est plus faible quand les parents ont des choix cohérents, dans le cas contraire, le pourcentage de non- réponses est particulièrement élevé (27 %).
  26. 26. 1) Ecole/media sont des agents de « socialisation politique ». Groupe de pairs/professeurs exercent un contrôle social par le moyen duquel des normes des valeurs sont transmises. Comme pour les médias, ils peuvent être à l’origine de discours sur les valeurs qui peuvent agir sur les opinions politiques. 2) Individu actif car il doit gérer la pluralité des sources socialisatrices qui sont souvent en contradiction les unes avec les autres… De plus, les valeurs dominantes changent du fait d’événements qui marquent les individus, la transmission familiale est toujours incertaine. (Opposition théorie de la persistance/théorie du cycle de vie (avec plusieurs systèmes de valeurs…) 3) Les événements comme la présence de JM Lepen au second tour, où les attentats récents en France… peuvent déclencher une prise de position qui sera déterminante dans la construction de l’identité politique, pouvant même la faire fortement évoluer. Génération Charlie Hebdo, génération d’opposants à la guerre du Vietnam…
  27. 27. 1) Parents de gauche, femme, fonction publique, revenus moyens, diplôme élevé, jeune, participe à Mai 68 contre un pouvoir de droite … facteurs qui poussent à gauche. 2) Mariage, embourgeoisement,(emménagement dans une ville bourgeoise, accumulation de patrimoine), âge? 3) Les effets de la socialisation secondaire semblent l’emporte, même si cette femme semble se juger elle-même négativement par rapport à des valeurs de gauche (moins altruiste…)
  28. 28. ENSEIGNEMENT DE SPÉCIALITÉ : Sciences sociales et politiques Sujet: « Vous montrerez que les attitudes politiques sont liées à différentes étapes de la socialisation. » DOCUMENT L'enfance et la jeunesse sont des temps forts de la socialisation politique, mais tout au long de leur vie, les individus, en fonction de leurs expériences et des relations qu'ils vivent, peuvent évoluer dans leur rapport à la politique. (...) La famille, à travers son rôle éducatif général, participe aux prémisses1 de la socialisation politique. Puisque l'enfant découvre progressivement la vie en collectivité, il apprend qu'une société a des règles auxquelles il doit se conformer ou dont il doit au moins tenir compte. Il apprend que l'autorité est inégalement partagée, mais il découvre aussi qu'il peut revendiquer, s'opposer à ses parents, parfois les utiliser. La socialisation n'est donc en aucune manière une simple transmission de normes ou un simple dressage. L'enfant s'adapte activement à son milieu familial. Tout ce qu'il vit, en famille et en dehors, contribue en fait à sa socialisation, à l'acquisition de son système de valeurs, qu'il va progressivement affermir en prenant son autonomie par rapport à ses parents et à sa famille. Comme les travaux de Piaget2 l'ont montré, l'âge de 11-12 ans semble tout à fait central dans cette opération de prise de distance par rapport à la famille. L'enfant devient beaucoup moins dépendant des modèles parentaux, il s'ouvre normalement beaucoup plus à autrui et au monde, devient capable de relativiser les points de vue et de prendre de la distance. Source : Comportements et attitudes politiques, BRECHON Pierre, 2006.
  29. 29. Plan possible: I) La socialisation primaire est très importante pour la formation des attitudes politiques … A) Transmission de la culture politique dominante  Rapport général au pouvoir, acceptation de l’ordre politique… intériorisation de la « culture civique » qui peut connaître des variations (paroissiale, de sujétion, de participation) B) Transmission d’attitudes et de comportements politiques par la famille  Aller voter ou non; positionnement gauche/droite, identification partisane… qui fonctionne plus ou moins selon la cohérence des opinions des parents… C) Des instances de socialisation concurrentes et contradictoires (Ecole, pairs, médias…) II) … mais la socialisation secondaire peut faire évoluer les attitudes politiques A) Du fait de la mobilité sociale (professionnelle, conjugale) B) Du fait de l’apparition de nouveaux enjeux (écologisme, féminisme, lutte contre le terrorisme) C) L’atténuation du clivage gauche/droite favorise la montée du vote sur enjeu… et pousse l’adulte électeur à être plus volatil dans ses comportements électoraux

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