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flexibilité de marche du travail

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  1. 1. LA FLEXIBILITÉ DE MARCHÉ DU TRAVAIL
  2. 2. Sommaire: Ø Introduction Ø Les Enjeux de la flexibilité de marché du travail Ø Les Tendances de la flexibilité de marché du travail Ø Les types de flexibilité Ø Les Conséquences sociales de la flexibilité du marché de travail Ø Les Conséquences positives et négatives de la flexibilité ( par rapport l’entreprise et salarié)
  3. 3. introduction La flexibilité du marché du travail fait référence à la capacité des entreprises, en vertu des lois et des réglementations d'une juridiction, à prendre des décisions concernant l'embauche, le licenciement, les heures et les conditions de travail des employés. Alors quels sont les enjeux et les tendances de la flexibilité du marché du travail ? qu’est-ce que la flexibilité : quantitative, qualitative et salariale du marché du travail ? Et quelles sont les conséquences sociales, positives et négatives de cette flexibilité ?
  4. 4. Enjeux de flexibilité de marché du travail Ø Un remède à la composante structurelle du CHOMAGE ? Ø Une réponse aux rigidités du modèle de croissance fordiste ?
  5. 5. Un remède à la composante structurelle du CHOMAGE ? Si les 30 Glorieuses sont synonymes de croissance assez régulière de la production, de consommation de masse de produits standardisés et de hausse des salaires réels, les années 70 ont été marquées par une rupture de ces évolutions à plusieurs niveaux, à savoir : ■ une production plus fluctuante au gré des variations de la conjoncture, ■ une concurrence plus vive qui nécessite davantage de gains de productivité, ■ une obsolescence rapide de certains biens (progrès technique) ■ des changements plus fréquents dans les goûts des consommateurs. Devant cet environnement de plus en plus incertain, les entreprises vont réagir en essayant d'ajuster au plus près production et utilisation de la force de travail à ces fluctuations. Pour cela de nouvelles méthodes de gestion vont être mises au point (zéro stock, zéro délai, flux tendus) qui vont nécessiter une plus grande souplesse dans l'utilisation du travail et transformer le coût salarial de coût fixe en coût variable. Cela se traduit dans les entreprises par un recours massif aux intérimaires ou aux CDD, par l'annualisation du temps de travail par une plus grande polyvalence des travailleurs, par le développement des temps partiels plus souples à utiliser et par des salaires plus individualisés.
  6. 6. Une réponse aux rigidités du modèle de croissance fordiste ? La persistance du chômage dans les pays industrialisés et notamment en France est mise par les économistes néoclassiques sur le compte de trop fortes rigidités sur le marché du travail (intervention de l’État et des syndicats). En période de chômage élevé, la flexibilité à la baisse des salaires et du coût salarial devrait permettre une reprise de l'embauche. Les économistes néo-classiques préconisent donc la suppression de ces réglementations, entraves à la libre détermination des salaires par le jeu du marché. Selon eux, l’État doit, dans le cadre des politiques de l'emploi, assouplir la réglementation du travail : supprimer l'autorisation administrative de licenciements, par exemple, ou favoriser l'embauche de salariés à temps partiel (involontaire le plus souvent), ou inciter voire contraindre les chômeurs à exercer des activités faiblement rémunérées (en Allemagne par exemple). Cette flexibilité accrue engendre l'apparition de formes particulières d'emplois (FPE), atypiques. Ne peut-on penser alors que les statuts des salariés sont de plus en plus hétérogènes (éclatement du collectif de travail), et que le marché du travail se segmente avec un dualisme entre les emplois typiques et atypiques ? Peut-on trouver des formes de flexibilité qui en assurant la sécurité du salarié ne mèneraient pas à la pauvreté et à la précarité ?
  7. 7. Tendances de la flexibilité Flexibilité accrue semble-t-il dans les pays de l'OCDE. Mais évidemment, selon les pays la flexibilisation concerne plutôt le recours à des contrats temporaires comme en Allemagne. Pour la France, les indicateurs ne donnent pas d'évolution très sensible. Cependant, on sait qu'il y a eu un développement très important des formes particulière d'emplois (FPE). Dans certains pays d'Europe du nord, notamment au Danemark, s'est développée une situation résumée sous le terme de flexisécurité dans la quelle il existe une forte flexibilité pour les employeurs (grande facilité pour licencier) et une sécurité plus grande pour les travailleurs avec des allocations chômage généreuses et une politique de formation des chômeurs importante.
  8. 8. Les types de flexibilité de marché du travail La flexibilité quantitative La flexibilité qualitative La flexibilité salariale
  9. 9. Flexibilité quantitative de marché du travail ■ Flexibilité quantitative externe: La flexibilité quantitative externe se réalise par le recours au marché du travail. Elle consiste à faire varier les effectifs de l'entreprise en fonction des besoins par le recours aux contrats de travail précaires (par exemple les CDD) et aux licenciements. ■ Flexibilité quantitative interne: La flexibilité quantitative interne s'obtient par la variation de la durée de l'activité en fonction de la production : variation des horaires de travail, utilisation de temps partiels, annualisation de la durée du travail .(les "creux" dans l'activité de l'entreprise sont compensés par des périodes de "croissance", ce qui évite l'utilisation d'heures supplémentaires plus coûteuses). ■ L'externalisation: L'entreprise fait appel à d'autres entreprises pour y sous-traiter toute ou une partie de sa production.
  10. 10. Flexibilité qualitative de marché du travail ■ Flexibilité quantitative externe: La flexibilité qualitative externe consiste à remplacer le contrat de travail par un contrat commercial plus facile à rompre. On peut citer le recours aux travailleurs intérimaires (ceux-ci sont bien salariés, mais de l'entreprise de travail temporaire, et le contrat entre l'entreprise et l'entreprise de travail temporaire est un contrat commercial), ou à l'externalisation des activités annexes à la production (gardiennage, restauration, transport, nettoyage, etc.). ■ Flexibilité quantitative interne: encore appelée flexibilité fonctionnelle, des travailleurs polyvalents sont utilisés en fonction des besoins de la production, sur les postes ou dans les ateliers ou bureaux où il y a le plus de travail.
  11. 11. Flexibilité salariale La flexibilité du travail, c'est également la possibilité d'adapter le niveau de la rémunération de ses salariés. Par exemple, l'entreprise peut décider de verser une prime de performance si certains objectifs sont atteints. Cette prime peut être une prime d'intéressement s'il s'agit d'un objectif concernant l'ensemble des salariés. Cette flexibilité des rémunérations est un moyen d'améliorer la productivité des effectifs. En cas de faiblesse de l'activité économique, l'entreprise peut tout simplement décider de ne pas verser les primes. Pour le courant de pensée néoclassique, cette flexibilité salariale est aussi un moyen d'ajuster le niveau des salaires en fonction de l'offre et de la demande sur le marché du travail. C'est la théorie du salaire d'équilibre
  12. 12. Les conséquences sociales de la flexibilité du marché du travail • La flexibilité peut amener les entreprises à embaucher ou à licencier => (flexibilité quantitative externe). • La flexibilité des effectifs peut être obtenue par : des contrats de travail limités dans le temps ou facilement révocables. • La recherche de flexibilité quantitative interne incite les entreprises à proposer des contrats avec un faible revenu fixe, et une part variable importante. • Elle est aussi la raison du fort développement des sociétés de services. • la recherche de flexibilité quantitative externe a conduit au développement des agences d'intérim • La flexibilité du temps de travail (flexibilité quantitative interne) entraîne des périodes de travail irrégulières. • Le changement de poste (flexibilité fonctionnelle) => l'activité varie au jour le jour
  13. 13. Les conséquences positives de la flexibilité Pour l'entreprise ■ La flexibilité qui passe notamment par le développement de l'emploitemporaire et l'annualisation du temps de travail, a de nombreux avantages pour l'entreprise. Elle permet tout d'abord de mettre à l'épreuve le salarié ; il s'agit alors de déterminer s'il est adapté à l'emploi ou non. ■ La flexibilité peut conduire les travailleurs temporaires à redoubler d'efforts et à améliorer leur productivité, s'il existe des perspectives intéressantes (primes, embauches). elle permet à l'entreprise d'économiser les coûts de licenciements lorsque la conjoncture devient moins favorable. Selon les libéraux, la flexibilité serait donc favorable à l'emploi dans la mesure où elle permettrait de gommer unepartie des rigidités du marché du travail.
  14. 14. Pour le salarié ■ Pour les salariés les plus fragiles, les moins qualifiés, la flexibilité augmente leurs chances de renouer avec l'emploi. L'opportunité d'un contrat, même à durée déterminée, permet au salarié de ne pas être exclu du marché du travail, de ne pas sombrer dans le chômage delongue durée. Il permet aux plus jeunes d'acquérir des premières expériences professionnelles déterminantes pour leur future insertion. les pays qui pratiquent le plus la flexibilité de l'emploi qui ont lestaux de chômage les plus faibles.
  15. 15. Les conséquences négatives de la flexibilité Pour l’entreprise ■ Certains économistes se sont aperçus que la flexibilité pouvait nuire auxintérêts de l'entreprise. Ainsi la théorie du salaire d'efficience tend à démontrer que la flexibilité peut conduire à une démobilisation si les perspectives sont négatives cette théorie souligne l'importance de lamotivation sur la productivité des salariés. ■ embaucher des salariés pour de courte durée n'est pas sans contraintes et peut parfois engendrer des coûts. Ainsi, lorsqu'il estembauché, un salarié a besoin d'un temps d'adaptation, d'apprentissage, pendant lequel il n'est pas très productif ; multiplierl'embauche de salariés sur des courtes durées a donc un coût pourl'entreprise
  16. 16. Pour le salarié ■ Les travailleurs temporaires ont des conditions de travail plus difficiles et vivent dans la précarité. On leur confie les tâches les plusingrates. Cette flexibilité s'accompagne du développement du temps partiel subi. interdit à ces travailleurs de faire des projets de long terme (par exemples'endetter sur 15 ou 20 ans pour financer l'acquisition d'un logement). ■ l'emploi temporaire renforce l'éclatement du collectif de travail : les salariés se défendent moins bien. En différenciant les statuts, les salariés n'ont plus les mêmes intérêts et les mêmes manières de revendiquer. Les salariés permanents cherchent en général à demander des hausses de salaires. Les salariés temporaires préféreront se taire depeur de perdre leur emploi. la flexibilité croissante des emplois à tendance à briser la force des syndicats.

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