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  1. 1. Syndrome délirant
  2. 2. Le plan I-introduction II-INTERET E LA QUESTION. III-EPIDEMIOLOGIE. IV-HISTORIQUE. V-ANALYSE SEMIOLOGIQUE DU DELIRE. A. Ancienneté du délire. B. Les mécanismes. C. Les thèmes. D. La structure. E. Les réactions affectives accompagnant le délire. F. l’ adhésion. G. Les symptômes associés. VI-DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE. 1-syndromes délirants aigues. 2-syndromes délirants chroniques. VII-DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL. VIII-EVOLUTION. XI-PRISE EN CHARGE. X-CONCLUSION. XI BIBLIOGRAPHIE.
  3. 3. I-INTROUCTION: Le délire est un trouble du contenu de la pensée; caractérisé par la perte du sens de la réalité et se traduisant par un ensemble de convictions fausses, irrationnelles auxquelles le sujet s’adhère de façon inébranlable. L’idée délirante repose non seulement sur des croyances et des conceptions propres aux thèmes du délire mais aussi sur es phénomènes ideoaffectifs qui sont les mécanismes du délire.
  4. 4. II-INTERET DE LA QUESTION: L’idée délirante peut se rencontrer dans plusieurs états pathologiques: les états psychotiques, les troubles thymiques et les désordres organiques . La connaissance des caractéristiques du syndrome délirant: la duré, le mécanisme, la thématique et la structure permet de guider la démarche diagnostique. la priorité pour le médecin est de faire la part entre le syndrome délirant aigu et le syndrome délirant chronique et d’éliminer ainsi dans le premier cas une cause
  5. 5. organique qui peut engager le pronostic vital du malade et pour cela apparait l’ intérêt de l’examen somatique soigneux et des examens complémentaires. III-EPIDEMIOLOGIE: L’incidence est approximativement de 1 a 3 nouveaux cas par 100000 habitants. La prévalence est de 0,03%. Le sexe ratio est de 1. L’ âge de survenue se situe entre 25ans et 90ans. avec âge moyen:40ans
  6. 6. IV-HISTORIQUE: Le mot délire dérive du latin: delirium, fait sur le verbe delirare qui est composé en deux volants: Dire: en dehors de. Lirare: tracer les sillons parallèles. Le sens littéral: sorti du sillon. Le sens figuré: extravaguer, perdre la raison. En 1814,ESQUIROL a défini le délire comme le contraire de l’ harmonie normale entre les objets extérieurs, les sensations, les idées, les jugements, les déterminations et la volonté.
  7. 7. En 1830,il oppose le délire partiel triste (lypémanie) et les multiples délires partiels gais (monomanie) dont le désordre est concentré sur un seul objet ou un petit nombre d objets terrant les conséquences exactes d un principe faux: en de hors de ce délire le patient sent, raisonne et agit comme tout le monde. En 1864,FALRET a remis en cause la définition d’ ESQUIROL en prenant en considération l’ absence de conscience du délirant de son état. En 1892, MAGNAN a été le premier à introduire
  8. 8. la notion du délire chronique à évolution Systématique ’’délire chronique systématisé’’ En 1899,KRAEPLIN a proposé de séparer et d identifier trois pathologies délirantes différentes selon leurs gravités: -la démence précoce; -la paraphrénie; -la paranoïa. On s’ est intéressé alors aux mécanismes du délire: -le délire d’interprétation par SERRIEUX ET CAP GRAS EN 1909.
  9. 9. -La P.H.C par GELBERT BALLET en 1912. -La personnalité sensitive par KRETSHMER en 1918. -Le délire passionnel par CLERAMBAULT en 1921. En 1964, POROT définit le délire comme une construction intellectuelle non conforme à la réalité et à laquelle le sujet apporte une croyance inébranlable. Dans le DSM IV, l’idée délirante est définie comme une croyance personnelle erronée fondée sur une déduction incorrecte concernant la réalité extérieure, fermement soutenue au dépit de l’opinion très généralement partagée
  10. 10. Et de tout ce qui constitue une preuve incontestable et évidente au contraire. V-ANALYSE SEMIOLOGIQUE DU DELIRE: 1.L’ANCIENTE DU DELIRE: La distinction entre un syndrome délirant aigu qui peut survenir d’ emblée lors d’une bouffée délirante aigue primaire ou secondairement lors d’une pathologie organique(syndrome confusionnel) et d’ un syndrome délirant chronique qui es le fruit d’ une grande évolution progressive au sein d’une personnalité est fondamentale, c’ est pour cela la recherche des antécédents psychiatriques est primordiale.
  11. 11. Un état psychotique chronique peut prendre une apparence aigue lors d’ une exacerbation ou d’ une réactivation. Il faut préciser le mode du début: brutal ou progressif . 2.LES MECANISMES DU DELIRE: Ce sont les processus grâce auxquels l’ idée délirante se construit, s’ élabore et s’ organise. C’ est le support de l’ idée délirante. Ils peuvent être unique comme dans les délires systématisés ou multiples comme dans les BDA
  12. 12. et le délire paranoïde. A-INTUITION: Idée fausse admise sans vérification ,ni raisonnement logique en de hors de toute donnée objective. Ce mécanisme se trouve souvent dans les thèmes mystiques. Exemple: comment savez vous que vous êtes le messie? ’je le sais, comme ça’.répond le malade. B-INTERPRETATION: Se définit comme une explication erronée d’ une
  13. 13. perception exacte; c’ est la distorsion du jugement. Ex: un cheveu sur l’ épaule de l’ épouse d’ un paranoïaque, jaloux(qui est une perception visuelle réelle) représentera pour ce dernier la preuve de l’ infidélité. C’ est un mécanisme qui caractérise les délires paranoïaques mais on l’ observe aussi dans la plupart des délires. C-IMAGINATION: Fabulation et invention ou l’ imagination est au
  14. 14. premier plan et le patient joue le plus souvent un rôle central. Ex: ‘’je suis la reine des étoiles, l’ empire galactique est mon royaume, je chevauche l’ espace sur mon voilier d or’’. C’ est le mécanisme qui caractérise les délires paraphréniques. D-ILLUSION: C’ est la perception déformée d’ un objet réel non reconnue comme erreur. elle peut être : *olfactive: par exemple, sentant une odeur de
  15. 15. mon corps’’. *visuelles: désignant une chaise ’’que fait ce chien dans cet hôpital’’. *auditives: attribuant au bruit d’ un train sur les rails: ’’tu es foutu , tu es foutu…’’. *cénesthésiques: suite à ses gargouillement digestifs ‘’c’ est la bet qui veut sortir’’. E-HALLUCINATION: C’ est la perception sans objet à percevoir, c’ est à dire sans stimulation externe.
  16. 16. Elle peut concerner tous les organes de sens. **les hallucination auditives: il peut s’ agir d un. simple bruit mais le plus souvent il s’ agit d une voix, on parle alors d hallucinations acousticoverbales. Ces voix sont souvent assez bien identifiées par le malade et dont le contenu peut être très variable . le comportement de ces hallucinés comprend des attitudes d’ écoute, des moyens de protection(isolement , coton dans les oreilles) et autres dispositifs protecteurs.
  17. 17. **hallucinations visuelles: il peut s agir de fausses perceptions visuelles élémentaires (phosphènes, photopsies) ou plus complexes représentants des dessins ou des figures. ces hallucinations visuelles peuvent être des images immobile ou au contraire animées réalisant un véritable spectacle kaléidoscopique. On peut avoir des hallucinations d images de grandeur variable(h. lilliputiennes) ou des. images gigantesques(h. gullivuriennes).
  18. 18. Les hallucination visuelles peuvent représenter . des animaux; on parle de zoopsies qui sont assez caractéristiques des délires alcooliques. La forme la plus caractéristique des hallucinations est l’ onirisme : le patient voit des scènes auxquelles il participe comme dans un rêve ou dans un cauchemar et les thèmes de cet onirisme sont souvent ceux de l’ activité professionnelle du patient. Les hallucinations sont moins fréquentes que les hallucinations auditives et elles sont assez
  19. 19. caractéristiques des états toxiques, infectieux et accompagnent souvent les états confusionnels. **les hallucinations tactiles et cénesthésiques: Elles peuvent être de perception prévenant de l’ extérieur: sensation de brulure, de chaleur, d’ attouchement ou de sensation prévenant de l’ intérieur du corps: brulure, douleur, paresthésie, impression d organes bouchés, pourris (comme dans les syndrome hypochondriaques délirants). Les hallucinations tactiles s observent souvent dans les intoxications accidentelles ou
  20. 20. toxicomaniaques. **les hallucinations olfactives et gustatives: elles peuvent êtres agréables(odeur du parfum) ou désagréables (odeur nauséabonde). **les hallucinations intrapsychiques: Ce sont des représentations, des idées qui s’ imposent à la pensée sans objectivation possible dans l’ espace. **l’ automatisme mental: Il désigne l’ échappement hors du contrôle de la volonté du sujet d’ une partie de sa pensée.
  21. 21. Cette pensée autonome rend le patient passif à son égard. 3-LES THEMES DU DELIRE: Le thème du délire est l’ objet du discours. Aucun thème n es t spécifique d un délire. Il peut être unique ou multiple définissant le degré de systématisation du délire. a-la persécution: C’ est la conviction absolue du sujet qu’ on cherche à lui nuire dans sa personne physique, moral ou dans ses biens.
  22. 22. C’ est le thème le plus fréquent mais n’ est pas Spécifique. b-la revendication: Ce sont des délires basés sur le postulat que le sujet a subi un préjudice ou une injustice qu’ il faut réparer ou redresser a tout prix. On distingue: *le processif quérulent: ce sont des personnes qui se ruinent en procès et demandent Interminablement à la justice la réparation de torts imaginaires ou réelles qui ne justifient pas
  23. 23. l’ acharnement et l’ énergie dépensée par la personne. *les inventeurs méconnus: La personne revendique la paternité d’ une découverte qu’ il pense révolutionnaire. ce qu’ il revendique est la gloire de l’ invention et son exceptionnel merite.il se croit souvent victime d’ un complot destiné à lui voler son invention. *les idéalistes passionnés: Revendication de l’ application d’ une idéologie
  24. 24. politique(humanitaire), religieuse(une secte), philosophique ou pseudo-scientifique. Il a la conviction de pouvoir faire le bonheur à l’ humanité. *les sinistroses: Ces patients souvent victimes d’ accidents de travail, se fixent sur le préjudice subi et ne cesse de revendiquer de nouveaux soins ou réparations sous forme de pensions, d’invalidité ou d’incapacité. Le thème de revendication se trouve surtout dans les délires paranoïaques mais aussi dans les manies
  25. 25. c-l’ hypochondrie: Préoccupation excessive concernant le corps et son fonctionnement et basée sur des idée fausses. Seules les idée de négation d’ organes ont une valeur sémiologique importante (se rencontrent dans les mélancolie délirantes). *la nosophobie délirante: Conviction délirante d’ être atteint d’ une maladie souvent associée à des idées d’ incurabilité. *les hypochondriaques persécuteurs: C’ est un délire ou le sujet déclare avoir été mal soigné et dit en conserver des séquelles.
  26. 26. Les psychiatres et les chirurgiens sont souvent les victimes de ce délire . *transformation, métamorphose: Sensation de changement de consistance, de Forme, de transformation d’ organes. ‘’mes yeux sont en glace’’ *habitation, possession: Sentiment d’ être possédé par une puissance diabolique(démonopathie), animale(zoopathie) ou Autres.
  27. 27. *Les idées de négation d’ organes ou de la personne ’’je n’ ai plus d’ œsophage’’, ‘’je n’ existe plus’’.ces idées ne sont pas spécifiques et peuvent se voir dans la confusion mentale, la démence, les délires paranoïaques ou dans la mélancolie délirante(sd de COTARD). d-la mégalomanie: Impression d’ être appelé à une destiné grandiose (prophétisme, messianisme…) avec référence à des personnages haut placés. Elle est de faible valeur semiologique,on la retrouve
  28. 28. Dans les états maniaques, paranoïaques , paraphréniques, BDA et syndrome démentiel. e-influence: sentiment qu’ a le patient d’ être commandé par une force extérieure à sa volonté. Pas de spécificité particulière et fait souvent suite à l’ automatisme mental. f-la jalousie: C’ est le sentiment de violation unilatéral et clandestine de contrat tacite qui unit les amonts ou les époux. Cette idée prévalent d’ être trompé existe en de hors de toute réalité.
  29. 29. Ce thème est souvent retrouvé dans les délires paranoïaques et les délires de jalousie des alcooliques. j- érotomanie: c’ est la conviction délirante d’ être aimé. C’ est un thème qui n’ est pas spécifique des délires paranoïaques, on peut le retrouver dans les PHC, la schizophrénie, l’ hystérie,la manie délirante ou bien révéler un pathologie cérébrale organique. H- la référence: sentiment d’ être l’ objet d’ intérêt de l’ autrui, le contexte n’ est pas forcement la persécution.
  30. 30. i- les idées mystiques: les thèmes sont en rapport avec les paroles des écritures, une mission devine a accomplir, existence des forces occultes externe, existence des pouvoirs surhumains et même possible revendication d’ une filiation devine. j- les idées d’ énormité: idées de proportions démesurés du corps:' ‘je suis si immense qu’ il me semble que j’ occupe le monde entier’’. k- les idées d’ immortalité: ces malades se disent qu’ ils sont immortels et qui sont indéfinis dans le temps et l’ espace.
  31. 31. l- thèmes d’ empoisonnement: le malade a la conviction que l’ on essaie de nuire de sa personne en l’ empoisonnant. m- thèmes d’ ensorcellement: le malade a la conviction que l’ on essaie de nuire de sa personne en le soumettant à une influence magique(S’HOUR). 4-LA STRUCTURE DU DELIRE: le délire peut être systématisé ou non systématisé. **le délire systématisé: il est ordonné, logique, compréhensible et cohérent pouvant entrainer l’adhésion de l’ autrui
  32. 32. Il peut être organisé en secteur ou en réseau: -l’ organisation en secteur: dirigé vers un seul but ou une seule idée. Le délire peut être focalisé sur la vie professionnel, sociale ou affective. -l’ organisation en réseau: il est étendu à différents secteurs, d’ activité ou à différentes personnes. **le délire non systématisé: Caractérisé par la multiplicité des thèmes et des mécanismes avec absence d’ enchainement logique entre eux. Le délire est incohérent et flou.
  33. 33. Il est caractéristique du délire paranoïde. 5-LES REACTIONS AFFECTIVE ACCOMPAGNANT LE DELIRE ET COMPORTEMENT DU MALADE: L’ intensité de l’ investissement affectif du délire conditionne les réactions auto ou heteroagressive du patient. Dans les délires à forte participation affective (délire passionnel)le sujet peut aller jusqu’à tuer le persécuteur désigné. Si l’ affecte dominant est dépressif, le sujet peut se suicider.
  34. 34. Dans les états d’ excitation psychomotrice d’ allure maniaque, le délire prend un caractère très exalté et euphorique. Dans la schizophrénie, on note souvent une discordance affective. Parfois il y a absence totale de charge affective. 6-L’ adhésion au délire: elle peut être totale, la conviction est inébranlable; le délire n’ est pas accessible au raisonnement ni aux critiques. Elle peut être partielle; le patient reconnait son propre délire (bonne adaptation sociale).
  35. 35. 7-les symptômes associés: La recherche systématique d’ autre symptôme est essentielle pour guider la démarche étiologique: -des signes organiques; -un syndromes dissociatif; -un syndrome confusionnel; -des signes neurologiques en foyer. VI-LES FORMES ETIOLOGIQUES: 1-LES SYNDROMES DELIRANTS AIGUS: a-B.D.A: Le syndrome délirant est d’ installation brutale en
  36. 36. quelques heures à quelques jours, caractérisé par une variabilité et une labilité d’ intensité dans la journée, les thématiques sont multiples et les mécanismes sont polymorphes. L’ automatisme mental est quasi constant. C’ est un délire mal systématisé et il y a une adhésion totale du patient au délire. Les signes associés à ce syndrome sont: Les troubles du comportement(agitation, agressivité ,prostration);les troubles de la conscience, syndrome de dépersonnalisation ; les
  37. 37. troubles thymiques(exaltation maniaque, Dépression). Les facteurs étiologiques des B.D.A sont: -La BDA primaire: survient brutalement sans cause apparente ou évidente. -la BDA secondaire à un facteur psychogène: elle est réactionnelle à un choc émotionnel, affectif , frustration… -la BDA secondaire à une cause organique: infection, traumatisme crânien, intoxication, hémorragies méningées…
  38. 38. Pour certains auteurs, l’ évolution de ce syndrome délirant se fait dans 40% des cas vers une rémission complète, 40% vers la récidive et 20% vers la schizophrénie. b-la confusion mentale: On parle dans ce cas d’ onirisme ou délire de rêve. Il peut être discret ou réaliser l’ éliment essentiel du tableau clinique. Le mécanisme prévalent est les hallucination et les illusions surtout visuelles. Les thèmes ne sont pas spécifiques; généralement il s’ agit des préoccupations ordinaires du malade.
  39. 39. C’est un délire qui est vécu et agi par le patient avec une adhésion totale. Les symptômes associés à ce délire sont: La désorientation temporospaciale, les troubles mnésiques, les signes physiques( déshydratation, céphalées, tremblement, hyperthermie, mydriase, insomnies…). Les causes de la confusion mentale sont multiples: Intoxication et sevrage alcoolique, hématome extradural, traumatisme crânien, tumeurs cérébrales, syndrome démentiel, AVC,
  40. 40. les encéphalopathies, les cause endocriniennes (diabète, insuffisance surrénale…), les confusions psychogènes (post-emotionnelles) et les causes psychiatriques (BDA, post partum, la manie confuse,la mélancolie confuse….). Sous traitement adapté l’ évolution est bonne. C-la prise de toxiques: Le délire provoqué par la prise de toxiques dépend de produit utilisé. Dans l’ ivresse alcoolique on peut avoir des thématiques de jalousie, de persécution, de
  41. 41. Préjudice ou d auto dénonciation. En cas de sevrage alcoolique, on peut avoir: -un délire aigu onirique avec de accès nocturnes sans altération de l’ état générale avec risque de passage au delirium tremens. -un délire subaigu:delerium tremens qui associe un onirisme avec des signes neurologiques ( tremblement, dysarthrie, ataxie…) et une altération de l état général. Les amphitamines: thématiques de persécution a mécanisme interprétatif : effet parano.
  42. 42. Lors du sevrage barbiturique, on peut avoir un delirium tegmens. LSD(acide lysergique diéthylamide):les thématiques mystiques ,religieuses, erotques.mecanismes: hallucinations, illusions. d-les épisodes thymiques: **la manie délirante: Les idées délirantes au cours de l’ accès maniaque sont caractérisées par: -une élaboration après l’ apparition de trouble thymique; -adhésion totale du patient;
  43. 43. -La thématique est congruente à l’ humeur (mégalomanie , érotomanie…). -Le mécanisme est surtout imaginatif. -il y a pas d organisation, ni de systématisation nette. **la mélancolie délirante: Le délire ici est secondaire à la dépression . Ce délire est caractérisé par: Les mécanismes sont: intuitifs, imaginatifs, interprétatifs, rarement hallucinatoire. Les contenu des thèmes est pénible,
  44. 44. Hypochondriaque, ruine, catastrophe, idée de négation. En effet ces thématiques sont congruentes a l’ humeur dépressive(autoaccusation, pessimisme). C est un délire pauvre, monotone, peu extensif et fixe. Le délire est vécu passivement dans une tonalité pénible, douloureuse, et d inhibition, parfois agitation anxieuse. L’ adhésion au délire de négation d’ organe peut conduire à des anomalies somatiques(DSH,
  45. 45. malnutrition) et tentatives suicidaires. 2-LES SYNDROMES DELIRANTS CHRONIQUES: a-les délires schizophréniques: Les syndrome délirant dans la schizophrénie est caractérisé pas le délire paranoïde. Il est d’ évolution chronique mais peut survenir de façon aigue comme mode d’ entrée dans la schizophrénie ou lors d’ une exacerbation aigue. Les thématiques sont multiples: mystique, persécution , possession, érotomanie, référence, transformation corporelle (dysmorphophobie), morcellement du corps.
  46. 46. Les mécanismes sont polymorphes: intuition, interprétation, illusion, hallucination. L’ automatisme mental est quasi constant. Ce délire est non structuré et non systématisé: le discours délirant est flou, contradictoire et Incohérent. Il est accompagné d’ une forte charge anxieuse. Les délire va déterminer les trouble du comportement: fugues, heteroagressivité, refus alimentaire… Les troubles thymiques associés sont variables (euphorie de toute puissance ou au contraire
  47. 47. Une tristesse intense). b-la psychose hallucinatoire chronique: Les syndrome délirant s’ élabore à partir de l’ automatisme mental, la persécution est la thématique la plus fréquente mais également il y a l’ influence, la possession et la grandeur. Le mécanisme prévalent est l’ hallucination. La systématisation est pauvre mais cohérent. Le délire est vécu le plus souvent dans la passivité voir la dépression. Sous traitement, la PHC évolue généralement vers
  48. 48. l’ enkystement du délire qui est bien adapté sur le plan social. Sous traitement, on assiste à une détérioration relationnelle importante avec un isolement social Progressif. c-la paraphrénie: le syndrome délirant est caractérisé par: Un début progressif; Un mécanisme imaginatif parfois associé à des hallucinations visuelles et auditives ou à l’ automatisme mental.
  49. 49. Les thématiques sont fantastiques : influence, transformation, filiation, grandeur. Il y a pas de systématisation. Bonne adaptation à la réalité quotidienne. Les capacités intellectuelles et mnésiques sont intactes. Forte participation affective: exaltation de l’ humeur avec euphorie. Pas de troubles du comportement. L’ évolution: alternance de périodes de fécondité délirante avec des périodes d’ atténuation de la symptomatologie .
  50. 50. L’ évolution vers la schizophrénie est possible. d-les délires paranoïaques: Ils se développent sur souvent sur une personnalité paranoiaque.ils sont regroupés en 03 groupes: **les délires d’ interprétation ou folie raisonnante de SERRIEUX et CAP GRAS: Ils surviennent sur une personnalité déjà prédisposée ( méfiance, susceptibilité, troubles de caractère). Le début est explosif, aigu ou subaigu. C’ est un délire systématisé. Les thématiques les plus fréquentes sont de
  51. 51. persécution mais peuvent s’ y associer les thématiques mystiques, hypochondriaques, de grandeur et de jalousie. Le mécanisme prévalent est l’ interprétation pouvant s’ associer à des illusions et des hallucinations. C’ est un délire qui est développe en un réseau infini en s’ enfichant de nouveaux éléments. Il peut se limiter en un secteur permettant une adaptation sociale. Il peut s’aggraver par des manifestations agressives et le patient devient alors dangereux.
  52. 52. Sous traitement, les troubles du comportement s’ amendent et l’ activité délirante se réduit. **les délires passionnels: Ce sont des délires en secteur; se développent à partir d’ un postulat initial. La participation affective et émotionnelle est intense amenant le patient à des passages à l’ acte. L’ intuition passionnelle est à l’ origine des convictions délirantes et les interprétations permettront de justifier le postulat initial.
  53. 53. On distingue dans ces délires: Les délires érotomaniaques; Les délires de jalousie; Les délires de revendication. **les délire de relation des sensitifs: Ils se développent sur une personnalité de grande sensibilité; ces sujets sont scrupuleux, timides et s’ analysent souvent . on retrouve dans leurs antécédents de multiples frustrations affectives et de nombreuses déceptions. La décompensation délirante survient après une frustration ou un échec.
  54. 54. Les idée délirantes de persécution vont se développent , impression d’ hostilité, de vexation, d’humiliation et de malveillance venant de l’ entourage familial ou professionnel, ainsi qu’ un délire de référence:``on parle de moi, on se moque de moi``. Ce délire se complique souvent par des épisodes dépressifs et anxieux avec des préoccupation hypocondriaques. L’ évolution se fait parfois vers la résolution du délire entrecoupée d’ épisodes dépressifs.
  55. 55. Une évolution récurrente à long cours est fréquente: le délire ou la dépression se réactive à chaque nouvel événement ou situation pathogène. e-les délires alcooliques chroniques: La psychose hallucinatoire des buveurs est la forme la plus fréquente des délires alcooliques chroniques. Le syndrome délirant domine le tableau clinque et caractérisé par: un mécanisme hallucinatoire acoustique et visuel mais aussi imaginatif, des thématiques de jalousie et de persécution avec une participation affective faible.
  56. 56. L’ évolution se fait vers une détérioration mentale progressive ou vers l’ enrichissement du délire. Les autres formes des délires alcooliques chroniques sont: ++les idées fixes post-oniriques: elles surviennent après un épisode de delirium trémens ou après un délire subaigu est la persistance de l idée délirante non critiquée après la résolution de l’ accès aigu ou Subaigu. L’ évolution est en général favorable. ++l’ hallucinose des buveur: survient soit dans le cadre de délire subaigu lors d’ un sevrage, soit
  57. 57. dans le cadre de l’ excès alcoolique. Les tableau clinique est dominé par un syndrome délirant subaigu à mécanisme hallucinatoire acousticoverbal avec automatisme mental, à thématique inquiétante, menaçante et hostile avec participation affective totale, anxieuse et risque de passage à l’ acte. L’ évolution est le plus souvent favorable sous traitement mais le passage à la chronicité n’ est pas exceptionnel. ++les délires paranoïaques: sa survenue dans le cadre de l’ alcoolisme chronique est fréquente.
  58. 58. f-le syndrome démentiel: On peut avoir l’ apparition des idées délirantes à thème de préjudice ou de jalousie, des bouffées oniroides avec troubles de perception. VII-LE DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL: 1-l’erreur: se distingue par le fait qu’ elle peut se corriger. 2-la mythomanie: tendances pathologiques aux mensonges avec création de fable imaginations. 3-les idées obsédantes: qui sont reconnues par le sujet comme absurdes.
  59. 59. 4-la pensée magique: caractérise la pensée de l’ enfant et peut persister à l’ âge adulte. 5-Ne pas confondre les idées délirantes avec les croyances partagées dans une culture donnée de manière compréhensible au vécu du sujet. Par exemple, dans notre culture, la croyance à la persécution par ensorcellement ne doit pas être considérée systématiquement comme idée délirante. VIII-L’EVOLUTION:
  60. 60. Les modes évolutifs de l’ activité délirante sont nombreux: À court terme: soit activité régulière sur tout le nycthémère, soit par vagues délirante. L’ augmentation vespérale est fréquente ainsi que dans l’ obscurité. Parfois il y a une disparition rapide, en quelques jours, de toute symptomatologie. À moyen terme: on peut avoir: Une régression et disparition du délire; Passage à la chronicité par un mode délirant
  61. 61. continu. Enkystement du délire qui n’ est pas exprimé spontanément et n’ interfère plus à la vie quotidienne. Ou bien une évolution déficitaire marquée par l’ appauvrissement de l’ expression délirante. IX-LA PRISE EN CHARGE: elle dépend du contexte Étiologique. 1-HOSPITALISATION: s’ avère nécessaire devant: l’ importance de l’ activité délirante, de
  62. 62. l’ agitation psychomotrice, de l angoisse associée et de potentiel de dangerosité ou suicidaire. 2-faire des éventuels examens paraclinique et un bilan prétherapeuthique et correction d’ éventuel retentissement somatique. 3-traitement de la cause organique. 4-LA CHIMIOTHERAPIE: Elle est basée sur les neuroleptiques; ils soulagent l’ angoisse , réduisent le délire et permettent de rétablir le sommeil.
  63. 63. Les neuroleptiques les plus utilisés sont: HALOPERIDOL(haldol), LEVOPROMAZINE(nozinan), et le CHLORPROMAZINE(largactil). Les neuroleptiques sont associés aux autres thérapeutiques selon le contexte clinique: Les antidépresseurs dans les mélancolies délirante. Les thymoregulateurs dans la manie délirante. Les anxiolytiques si anxiété importante. 5-LA SISMOTHERAPIE: si résistance au traitement
  64. 64. neuroleptiques, elle est d’ indication rare. 6-LA PSYCHOTHERAPIE: il faut instaurer une bonne relation avec le patient en évitant de condamner ou d’ adhérer à son délire. Elle peut être de soutien ou cognitive. 7-LA SOCIOTHERAPIE : resocialisation. En agissant sur l’ entourage familial et professionnel qui doivent être bien informés sur les difficultés de ces patients et en favorisant l’ intégration dans des ateliers ou des groupes d’ occupation.
  65. 65. X-CONCLUSION: Le syndrome délirant est une entité très fréquente en pathologie psychiatrique. La connaissance de ses caractéristiques étiologique s permet de guider la démarche diagnostique. Il évolue de façon aigue ou chronique et relève de plusieurs étiologies: psychiatriques ou organiques. La prise en charge est basée essentiellement sur les neuroleptiques mais aussi sur la psycho – sociothérapie
  66. 66. XI-LA BIBLIOGARAPHIE: 1- Sémiologie psychiatrique: PAUL BERNAR et SIMMONE TROUVE. 2- Précis de la sémiologie et des troubles psychiatriques psychiatrique : SERGE TRIBOLET et MAZDA SHAHIDI. 3-Psychiatrie-collection med.line- LEVY SOUSSAN. 4-Psychiatrie et psychologie médical: Pr. FARID KACHA. 5-Dictionnaire POROT, édition 1984. 6-EMC, édition 2008.

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